Affaire Mila : une enquête ouverte après de nouvelles menaces de mort

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La jeune Mila est de nouveau harcelée sur les réseaux sociaux après la publication d'une vidéo, une enquête est ouverte. © Capture d'écran Quotidien TMC.
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Après la publication d'une vidéo où elle insulte Allah ce week-end sur Tik Tok, la jeune Mila est de nouveau la cible de menaces de morts, d'insultes et d'appels incessants, entraînant l'ouverture d'une enquête judiciaire. Cette adolescente avait déjà fait l'objet de cyber-harcèlement en janvier dernier. Elle avait alors publié une vidéo similaire. 

La jeune Mila, cette adolescente victime d'un déferlement de haine sur internet après des propos critiquant l'islam en janvier dernier, est de nouveau victime de cyber-harcèlement. Elle fait l'objet de menaces de mort depuis ce week-end, après une vidéo sur le réseau social Tik Tok où elle s'en prend à Allah. Des menaces, des insultes, des appels au meurtre... Voilà ce que Mila, 16 ans, dit recevoir depuis samedi. Cela représenterait une trentaine de message haineux à la minute. L'une de ces menaces fait même allusion à la décapitation du professeur d'histoire-géographie, Samuel Paty, en octobre dernier. 

"Il faut garantir à Mila une vie sereine et libre"

"Ce n'est plus de la controverse, c'est de la persécution contre une mineure", déplore Marlène Schiappa. La ministre déléguée à la Citoyenneté prévoit d'adresser lundi un signalement au procureur. Cette procédure est soutenue par Stéphane Nivet, délégué général de la Licra. "Il faut absolument mettre à portée de justice les gens qui profèrent ce type de menaces et de contenus mais quasiment dans l'heure. Les gens doivent être identifiés, la justice doit être ferme. Il faut garantir à Mila une vie sereine, libre, en dehors de ces torrents de menaces qui s'abattent sur elle sur les réseaux sociaux à chaque fois qu'elle s'exprime, ce n'est pas possible", s'exclame-t-il. 

Dimanche, le parquet de Vienne, en Isère, a ouvert une enquête pour "menaces de mort par écrit" et "harcèlement électronique". Les auteurs de ces menaces encourent jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. 

Europe 1
Par Jihane Bergaoui