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«Les reprises sont permanentes» : dans le Var, les soldats du feu poursuivent leur lutte acharnée contre l'incendie qui a ravagé plus de 2.500 hectares

Les pompiers en lutte contre le feu à Pontevès (Var). [Thibaud MORITZ / AFP]

Dans le Var, un important incendie a déjà ravagé plus de 2.500 hectares dans la région de Cotignac et de Pontevès. Derrière les images de désolation, les habitants sont encore sous le choc du brasier qui a endommagé ou détruit de nombreuses maisons.

Des milliers d'arbres calcinés, des sols noircis ou recouverts de cendres blanches, c'est un paysage meurtri dans la région de Cotignac (Var), où les incendies ont ravagé plus de 2.500 hectares depuis ce mardi 21 juillet. La situation est critique d'autant que cet amas de cendres est dangereux en raison du risque de réinflammation.

"Les reprises sont permanentes. On essaie justement de les combattre à la fois avec les moyens terrestres et les moyens aériens qui sont présents sur zone. Il faut de la persévérance, donc nous sommes persévérants et on compte bien arriver à bout de ce sinistre, même s'il est très compliqué", assure le colonel Philippe Raison, commandant des opérations de secours.

La crainte du mistral

Sur le terrain, les habitants des zones touchées par l'incendie restent marqués par les heures qu'ils viennent de vivre. Serge, qui réside à Cotignac, a bien cru que sa maison allait brûler. Fort heureusement, seul le jardin a été noirci par le feu.

"Sur les collines, on apercevait une grande ligne de feu avec des arbres qui s'embrasaient au loin. Je suppose que cela montait au moins à 30 mètres de haut, le vent était tournant en plus. Ça partait d'un côté et puis de l'autre. Et cela peut repartir, puisqu'ils ont annoncé du mistral, il y a des fumerolles tout le long", témoigne-t-il.

En effet, c'est une journée à haut risque qui attend les pompiers demain. Des rafales de vent de plus de 25 km/h pourraient frapper la zone, augmenter les risques de propagation de l'incendie.

Ce soir, alors que le feu n'est toujours "pas fixé", 1.100 pompiers luttent encore contre le brasier qui a déjà parcouru plus de 2.500 hectares.