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«Il ne vaut mieux pas l'écraser» : attention, cet insecte risque de rentrer chez vous pour se protéger de l'hiver

Les punaises diaboliques "ne représentent absolument aucun danger" pour l'Homme. [Pexels]

Alors que l'automne a débuté le mercredi 23 septembre dernier, certains insectes font leur retour en force, dont les punaises diaboliques. Cette espèce adore rentrer chez vous pour se protéger de l'hiver. Voici tout ce qu'il faut savoir.

Ne l'écrasez pas. Arrivée en 2012 en Alsace depuis l'Asie, la punaise diabolique risque de se retrouver chez vous dans les prochains jours. 

En effet, cet insecte gris, brun foncé ou beige, avec de petits points sombres au corps en forme de bouclier, recherche des "endroits secs et à l'abri" pour passer l'hiver, explique Jean-Claude Streito, entomologiste à l'INRAE. "Après, on ne les verra plus jusqu'au printemps, où elles commenceront à pondre", poursuit-il au micro d'Europe 1.

"Leur odeur n'est pas très agréable"

Et si certains pensent que la punaise préfère les bâtiments anciens aux neufs, rien n'est encore prouvé. "On ne comprend pas quel est leur choix dans les bâtiments", précise Jean-Claude Streito.

Pour les entomophobes qui voudraient se débarrasser des punaises diaboliques, elles "ne représentent absolument aucun danger" pour l'Homme, malgré leur nom : "Elles sont un peu désagréables parce qu'elles font du bruit. Elles ne sont pas plus dangereuses que les punaises habituelles qu'on a chez nous."

Mais attention à ne pas les écraser, au risque de laisser une mauvaise odeur chez vous : "Les odeurs sont différentes suivant les espèces de punaises, mais entre la punaise diabolique, les punaises vertes et quelques autres, c'est à peu près la même odeur. Il ne vaut mieux pas les écraser parce que leur odeur n'est pas très agréable."

Une menace pour les agriculteurs

Si elle ne représente pas une menace ni pour vous ni pour vos animaux domestiques, la punaise diabolique peut toutefois s'attaquer à beaucoup de fruits et plantes.

"On a des dégâts sur les pommes, les poires, les kiwis et les noisettes, mais elles peuvent aussi attaquer le maïs, les aubergines, les tomates et tout un tas d'autres plantes", assure l'entomologiste à l'INRAE.

Ainsi, la punaise diabolique représente une menace pour certains agriculteurs. Toutefois, des solutions sont actuellement expérimentées pour lutter contre cette espèce invasive.

"Les professionnels agricoles et l'INRAE libèrent des minuscules guêpes qui attaquent les œufs des punaises. Donc on espère que ça sera efficace et que ça aura un impact", conclut Jean-Claude Streito.