Le mégafeu qui a brûlé 42.000 hectares en Gironde depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin après une seconde nuit "calme", a-t-on appris auprès de la préfecture du département.
Plusieurs reprises de feu ont été "traitées rapidement cette nuit", notamment au niveau d'Arès autour du Bassin d'Arcachon, plus au nord au Temple ou aux abords du camp de Souge, base militaire à moins de 15 km de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, selon cette même source.
"La surface brûlée n'a pas évolué", précise la préfecture, mais les conditions météorologiques restent "défavorables" mercredi, avec des températures en hausse : jusqu'à 41 degrés dans les terres et 38 sur le littoral. Elles sont accompagnées de vents "secs" avec des rafales qui pourront atteindre 45 km/h en fin de journée.
Au Lège-Cap-Ferret, une importante reprise de feu a été constatée ce mardi. Une des 14 ayant frappé des secteurs se trouvant autour du bassin d'Arcachon ces dernières heures. Ces départs de feu ont été favorisés par des conditions climatiques particulièrement difficiles, mais les pompiers ne baissent pas les bras.
"Bien sûr que la fatigue s'installe mais on est aussi rentrés dans une sorte de turnover de nos effectifs, qui fait que ceux qui sont fatigués arrivent à se reposer [...] donc on arrive à maintenir le niveau maximal d'engagement de nos troupes, le jour et la nuit. On lutte arbre par arbre pour tenter de maîtriser ce feu qui n'a jamais été connu en France. On travaille, on traite les départs de feu, les lisières, de manière à stabiliser au maximum", explique Gilles Viriglio, directeur adjoint du SDIS33. Retrouvez notre article ici.
Au Porge, dès l'entrée de cette commune de 3.700 habitants, ils sont cinq en chasuble jaune. Tous ont mis en place un barrage filtrant : contrôle d'identité ou bien fouille des coffres de voitures. Rien n'échappe à Kevin et Christophe, d'autant plus que les visiteurs aux intentions et aux profils très flous sont nombreux.
"Hier (lundi), deux individus sont passés dans un break, on leur a demandé : 'Vous venez d'où ?'", raconte le premier.
"Pas de réponse, donc on a pris en photo la plaque d'immatriculation et on leur a demandé les papiers. On ne les a pas laissés rentrer. Ces individus sont devenus agressifs : 'Si tu sors pas de là, on va vous écraser'. Dans la nuit, il y en a qui se sont fait carrément agressés", ajoute Kévin. Retrouvez notre article ici.