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«C'est du bon sens» : en Gironde, la mobilisation massive des agriculteurs pour venir en aide aux pompiers face aux flammes

Face à l'ampleur de l'incendie en Gironde, de nombreux agriculteurs de la région, mais aussi de toute la France, font le déplacement pour aider les pompiers sur le terrain. [ROMAIN PERROCHEAU / AFP]

Face à l'ampleur de l'incendie en Gironde, de nombreux agriculteurs de la région, mais aussi de toute la France, font le déplacement pour aider les pompiers sur le terrain. Beaucoup sont venus avec des citernes pour permettre de faciliter la recharge des camions de pompiers au plus près du brasier.

Le feu continue de progresser en Gironde. Malgré la mobilisation de près de 2.750 pompiers, 500 hectares ont été dévorés ces dernières 24 heures dans la zone. 

Alors, pour tenter d'endiguer durablement l'incendie, les soldats du feu peuvent compter sur la mobilisation des agriculteurs de la région. Sur les routes du Médoc, envahies par les flammes et la cendre, les pompiers ne sont pas seuls. Tracteurs, poids lourds, citernes, épandeurs... Tous les moyens sont bons pour transporter de l'eau. "On arrive du Gers avec une réserve de 50.000 litres d'eau", explique Mathieu, qui vient d'ouvrir une bouche incendie en lisière de forêt. La citerne de son tracteur est presque pleine. 

Derrière lui, des dizaines de collègues de la Coordination rurale sont prêts à faire de même. "On va alimenter les camions des pompiers, comme ça, ça leur évite le déplacement. Ça leur fait gagner au moins entre 10 minutes et un quart d'heure à chaque fois", insiste-t-il au micro d'Europe 1.

Un manque de moyen sur le terrain

"Je pense que c'est le bon sens paysan qui nous a appelés à venir ici aussi. On a pris, comme les pompiers, beaucoup sur la tronche ces derniers temps", estime l'agriculteur, pour qui il était inconcevable de "rester les bras croisés et regarder des maisons et des exploitations brûler". 

Dans ce combat inégal contre le feu où chaque minute compte, l'aide de ces agriculteurs est précieuse. Elle vient aussi répondre à un cruel manque de moyens déplore Guy. "On manque cruellement de moyens pour lutter contre le feu. Par exemple, la moitié des Canadair est en maintenance en ce moment ! Ce n'est pas possible, la maintenance aurait dû être faite bien plus tôt", s'insurge-t-il. 

Quelques kilomètres plus loin, un camion de pompiers tout-terrain surgit de la forêt, à sec et s'arrête au niveau d'un tracteur. Un ravitaillement express avant de repartir car le feu bouge vite. Ici, le feu est passé à travers les pins il y a moins de 12 heures.