La qualité des plats cuisinés, La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben et les hôpitaux

SAISON 2016 - 2017
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Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Marguerite Lefèbvre font le point sur l'actualité du jour.

 

Elisabeth Assayag pour la consommation

60 millions de consommateurs a mené une enquête concernant les plats cuisinés à base de viande.

La confiance est-elle revenue ?

Depuis quatre ans, date à laquelle le scandale de la viande de cheval a éclaté, les consommateurs se sont éloignés des plats cuisinés à base de viande.
En ligne de mire, les lasagnes qui étaient composées de viande de cheval à la place de la viande de bœuf.
Depuis le 1er janvier, les professionnels se sont mis en ordre de bataille concernant la traçabilité, les règles de transparence et l'étiquetage de provenance de la viande.
Si l'on en croit l'enquête de 60 million, il y a de quoi être rassuré. Sur 60 références testées, comme les lasagnes Picard, les hachis parmentiers Thiriet, les raviolis Lidl, les burgers Intermarché ou encore les sauces bolognaise Panzani, aucune trace de cheval n'a été trouvée.

La qualité est-elle au rendez-vous ?

Dans certains hachis parmentiers ou dans certains burgers, dans tout ce qui concerne donc la viande hachée, la qualité de la viande laisse à désirer.
Pas de scandale mais c'est limite.
Par exemple, les bolognaises au fromage de la marque Repère ont de la viande de très mauvaise qualité, moins de 13% seulement.
Mauvaise qualité, ça veut dire du gras, pauvres en protéine et trop de sel (environ 2,6 grammes de sel pour une portion de 300 grammes), on est à la limite des seuils quotidiens recommandés.
Les burgers sont les plus mauvais élèves puisque des morceaux d'os et de cartilage y ont été trouvés. Ils sont également trop gras, trop sucrés et trop salés.
Mention spéciale néanmoins pour le burger de la marque Marie fabriqué sans aucun additif et aucun arôme.

A-t-on su tirer les leçons du scandale de la viande de cheval ?

Ce scandale a mis à jour les failles d'un système d'étiquetage avec d'un côté une viande fraîche, celle que l'on achète au supermarché ou chez son boucher avec la provenance indiquée depuis la crise de la vache folle. De l'autre, une viande transformée avec l'inconnu de l'origine.
Donc l'obligation de la transparence nous permet d'être rassuré. Reste maintenant à mettre davantage de viande dans les plats industriels à base de viande et moins de sel et de sucre.

 

Nicolas Carreau pour le Livre du jour

La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben aux éditions Les Arènes

Depuis le début du Salon de l’agriculture, on profite de la campagne.

En pleine nature, oui, au milieu de la forêt même, avec ce livre : La vie secrète des arbres, aux Arènes. L’auteur est allemand, il est forestier.

Et il parle des arbres mais pour dire quoi ?

Pour nous dire que les arbres sont des humains comme les autres. Wohlleben nous explique par exemple, comment les arbres communiquent entre eux et créent une sorte de société. Ils prennent soin les uns des autres. Les arbres sont capables de nourrir, par leurs racines, un arbre incapable de se sustenter. En cas de besoin, les voisins envoient ce qu’il faut à leur camarade pour le maintenir en vie ! Et ça peut durer des centaines d’années comme ça.

N’est-ce pas l’arbre malade qui pique ce dont il a besoin ?

On pourrait le penser, mais les arbres, nous dit l’auteur, sont parfaitement capables de distinguer leurs racines et celles des autres individus ou des autres espèces. Ce sont bien les arbres voisins qui aident volontairement. La raison est simple et vieille comme le monde : à plusieurs, on est plus fort. Tout seul, un arbre est en danger. Avec les autres, il est protégé des températures trop chaudes ou trop froides, protégé du vent aussi.

Et comment les arbres parlent-ils entre eux alors ?

Certains arbres émettent un gaz, un message olfactif, comme l’acacia de la savane africaine, par exemple. Quand ses feuilles sont mangés par une girafe, il avertit ses voisins qui augmentent alors la teneur en substance toxique de leurs feuilles et les girafes passent leur chemin.
Autre exemple : si vous voulez connaitre l’âge d’un arbre, ne coupez pas le tronc pour compter les cercles ! Il suffit de regarder sa peau, c’est-à-dire son écorce. En suivant les conseils de Peter Wholleben vous en apprendrez beaucoup sur sa santé. Ce livre est fait pour les amoureux de la nature qui veulent mieux comprendre les arbres. C’est un best-seller mondial. 600.000 exemplaires vendus. Il débarque en France. Allez-y, vous ne regardez plus jamais un arbre comme avant.

La vie secrète des arbres donc aux Arènes.

 

Marguerite Lefebvre pour la presse quotidienne régionale

À la Une de la presse en régions ce matin, les hôpitaux.

Et les disparités qui peuvent exister en France. Il y a d'un côté les petits hôpitaux qui tentent de survivre, c'est la Une de l'Ardennais. À Vouziers par exemple, dans les Ardennes, c'est une lutte quotidienne pour faire tourner l'établissement faute de budget et de praticiens. Il y a quelques années, le bloc opératoire dernier cri a dû fermer tout comme la maternité.
Yves Sylberg, l'un des chefs de service ne trouve pas de médecins. "Je suis resté trois mois tout seul, il est fréquent que l'on gère les urgences après notre journée de travail" déplore ce praticien installé à 50 kilomètres de Charleville Mézières.
Les hôpitaux essaient de survivre et cela passe bien souvent par des regroupements comme dans l'Est. Les hôpitaux font bloc nous dit l'Alsace. Créer des réseaux en rassemblant les activités, c’est la seule façon de survivre.
C'est le constat que font une grande partie des établissements en France surtout dans les petites communes. À mille lieues de certains hôpitaux qui eux, pensent déjà à l'avenir et à la médecine 3.0, la médecine encore plus connectée qu'aujourd'hui. La voix du Nord nous dresse le portrait du premier hôpital digital de France, l'hôpital de Lens. Un système numérique qui gère l'ensemble de l'établissement, les données de chaque patient numérisées et accessibles à tous les médecins en quelques clics. Un véritable big bang dans le milieu hospitalier.
Cet hôpital ouvrira dans un an jour pour jour, le temps de former les 3.000 agents.

La personnalité du jour en région, c'est un homme qui aime les défis.

Oui, les défis les plus fous. Cet homme s'appelle Joe Cals, il habite Menton. Comme nous l'explique Nice Matin, il a déjà à son actif de beaux exploits. En 2011, il a parcouru la France entière en marchant, du Havre à Menton. En 2013, il a traversé la Corse et en 2014, il est monté en haut de la Tour Eiffel.
Ce sont des exploits car Joe Cals, est paraplégique. Impossible de se servir de ses jambes, il ne peut marcher qu'à la force de ses bras et de son buste avec des béquilles.
Son nouveau challenge c'est de traverser les États-Unis, de New York à Los Angeles. Un défi herculéen pour sensibiliser la population et faire connaitre le mal dont il souffre.. Sa moelle épinière a été sectionnée lors d'un accident de moto.
Joe Cals se prépare physiquement à ce défi. Il a lancé une collecte en ligne pour financer son projet.

 

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