Do it yourself, Versailles, santé

SAISON 2016 - 2017
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Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

3 millions de déménagements chaque année en France, c’est le début de la saison car ça se prépare souvent avant l’été et la tendance c’est le Do it yourself ! Elisabeth Aassayag

Oui, le Faites le vous-même. Alors pour déménagement on s’en fait toute une montagne. L’appel aux copains, et si aucun déménagement ne se ressemble il y a quand même quelques passages obligés.

 

Le camion par exemple !

 

Exactement. Le camion que l’on peut louer sur des sites spécialisés comme "déménager seul" mais aussi chez les grandes enseignes Carrefour ou Leclerc. Comptez pour le modèle de base 6 mètres cubes à partir 5 euros par jour avec des frais kilométriques. Ça va jusqu’à 149 euros pour un 20m3 avec Hayon (la plateforme arrière qui permet de faire monter et descendre les objets les plus lourds). Sur des sites comme EMOOVZ vous pouvez aussi prendre des options : un chauffeur, un ou plusieurs déménageurs pour la journée ou la demi-journée.

 

Du sur-mesure donc. L’autre incontournable du déménagement, c’est le carton.

 

Oui, des cartons que l’on peut se faire livrer en 24h chrono, de toutes formes et tailles, avec des soufflets pour glisser et protéger les assiettes, des formats "livres" donc pas trop lourds une fois remplis (comptez environ 1 euro pour un carton). Les cartons et les papiers bulles on en trouve même dans certaines stations-services ouvertes 24/24.

 

Que deviennent les déménageurs historiques alors ?

 

Ils conservent une bonne part du marché évidemment. Et certains développent un service haut de gamme avec prestations tout compris dont les rideaux ou les raccordements des machines à laver, téléviseurs et boxs internet par exemple. Mais pour vous montrer que le déménagement est en train d’évoluer énormément, surfant sur les problématiques de budget mais aussi les considérations écologiques et bien se développe dans les grandes villes le déménagement à vélo. Des vélos équipés de carrioles adaptées qui permettent à ces déménageurs nouvelles génération de transporter même vos armoires de famille. On va vers une génération de déménageurs qui ne seront plus seulement des gros bras mais aussi des gros mollets.

 

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Nicolas Carreau, aujourd’hui, vous nous racontez la petite histoire de Versailles

Petite mais trépidante, petite au sens noble. Avec ce livre : Versailles au temps des rois, chez Tempus, signé G. Lenôtre. C’est le pape de la petite histoire, le maitre de l’anecdote et du récit incroyable, mais vrai. C’est un peu Franck Ferrand, si vous voulez, mais lui a sévi au début du XXème.

Et que nous raconte-t-il ?

Alors, tout y passe. Ça va de la grande fête donnée par Nicolas Fouquet à Vaux-le-Vicomte et qui rendit Louis XIV fou de jalousie. Le récit se termine ainsi : "dès le printemps suivant, Versailles commençait à sortir de terre". L’histoire de la pauvre Louise de la Vallière aussi, aimée du roi puis rejetée par lui.

Que des grands personnages

Pas seulement. Il y a aussi des portraits de gens moins connus, voire inconnus aujourd’hui, mais toujours hauts en couleurs. Mais mon chapitre préféré dans ce livre s’intitule : rien.

Une page blanche ?

Pas vraiment. Vous savez que Louis XVI tenait son journal. Il y notait son quotidien, mais aussi le compte-rendu de ses chasses, des comptes personnels, etc. Le 14 mai 1770, par exemple, il rencontre pour la première fois Marie-Antoinette. Voici ce qu’il écrit. "Entrevue avec Mme la dauphine, le 16, mon mariage, appartement dans la galerie, festin royal à l’opéra. Le 23 : monté à cheval avec la dauphine." Bon, il s’en fiche un peu pour dire vrai. Mais le 14 juillet 1789 – je ne sais pas si la date vous dit quelque chose ?

La prise de la Bastille !

Voilà. Eh bien, le 14 juillet 1789, Louis XVI note dans son journal ces quatre lettres, terribles quand on connait les circonstances : rien. Mais ça ne veut pas dire que le roi était insensible au mouvement de révolte. Il ne marque rien, mais il parle du résultat de la chasse ! Mais l’anecdote est trop belle, elle est restée dans les mémoires.

Et dans ce livre de G. Lenôtre donc : Versailles au temps des rois. Merci Nicolas.

 

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La presse en région avec Marion Calais. Marion, à la Une, la santé.

 

Avec d'abord, ce dispositif expérimenté dans 3 régions de France, le Courrier de l'Ouest résume : "un numéro de téléphone unique pour joindre un médecin de garde". En Corse, Pays de la Loire et Normandie, il suffit désormais de composer le 116 117 pour être mis en relation, en dehors des heures d'ouverture des cabinets, avec un médecin généraliste.  Appel gratuit ajoute Ouest France. La mise en place de ce service vise à désengorger les urgences et les appels au 15. 

Car la situation dans les hôpitaux en France est aujourd'hui extrêmement tendue. Ces derniers temps, à travers tout le pays, les professionnels se sont fait entendre. Et aujourd'hui, une thèse s'intéresse à la grande souffrance des étudiants en médecine. Thèse menée à Tours et à Paris explique la Nouvelle République et qui décrit l'enfer des stages hospitaliers pour les carabins.

Et l'inquiétude est aussi de mise dans les maisons de retraite. La République des Pyrénées met à la Une cette pétition lancée dans la région contre le manque de moyens. Plus de 10.000 signatures en un mois pour ce texte qui dénonce les cadences infernales imposées aux praticiens, infirmiers et aux aides-soignants avec ce chiffre : "12 minutes comme le temps aujourd'hui disponible pour lever, laver et habiller les résidents".

La personnalité du jour est hôtelier. Et à sa façon, il incite à aller voter.

 

 Fabrice Roux est le patron de l’hôtel de la Petite Plage sur l'île d'Oléron. Un patron qui a vu regarder avec inquiétude le calendrier du printemps. Entre la présidentielle et les législatives, explique-t-il dans la Charente Libre, ça bloque quatre week-ends". Et même sans cela ajoute-t-il, les élections créent un climat d'incertitude peu propice aux déplacements de loisirs. Du coup, il a eu une idée : proposer une nuit gratis. En gros, il offre la troisième nuit du dimanche, ce qui représente tout de même explique-t-il une ristourne de 30%. 

Et son idée a fait mouche à Oléron. Du coup, 21 professionnels du tourisme -8 campings et 13 hôtels- ont suivi le mouvement. Quelques restaurateurs ont aussi décidé d'offrir l'apéro les dimanches de vote à leurs clients qui présenteraient aussi le justificatif. A l'office du tourisme d'Oléron, on défend une action citoyenne. D'ailleurs, le site internet affiche désormais ce petit encart : "évadez vous, votez Oléron".

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