Du deep fake dans "Plus belle la vie", l’étonnant coup de fil d’Emmanuel Macron, la fin des privilèges de Donald Trump et "Mediapart" condamné

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Le journal des médias est une chronique de l'émission Culture médias
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Le feuilleton quotidien de France 3, "Plus belle la vie" va avoir recours au deep fake pour remplacer une comédienne le temps d'un épisode. Emmanuel Macron a appelé le "New York Times" la semaine dernière. Le président de la République tenait à faire savoir qu’il n’avait pas apprécié la façon dont les médias américains avaient couvert les suites de l’assassinat de Samuel Paty et les mesures annoncées pour lutter contre le séparatisme islamiste. Le site d’information "Mediapart" a été condamné à verser 1,4 million d’euros de pénalité à l’administration fiscale.

L’utilisation d’un deep fake dans "Plus belle la vie"

Le feuilleton quotidien de France 3 va avoir recours dès ce soir à cette technologie pour changer le visage d’une de ses comédiennes. C’est ce qu’a révélé le "JDD". Malika Alaoui a dû prendre quelques jours de repos forcé parce qu’elle avait été en contact avec une personne positive au Covid-19. La comédienne incarne Mila dans la série depuis 2018. Pour pallier son absence, une autre actrice, Laura Farrugia, a été embauchée temporairement pour que les tournages puissent continuer. Mais la production s’est retrouvée dans une situation compliquée pour quelques épisodes. Malika Alaoui avait déjà tourné certaines séquences de ces épisodes, mais pas toutes. Impossible que deux comédiennes incarnent le même personnage dans un seul et même épisode. Il a donc fallu avoir recours aux effets spéciaux.

Laura Farrugia a tourné ces scènes manquantes et on a collé le visage de Malika Alaoui sur le sien ?

C’est exactement ça ! Mais ça ne durera que quelques épisodes, puis le visage de Laura Farrugia sera visible dans les épisodes suivants. Et enfin, tout rentrera dans l’ordre quand Malika Alaoui reprendra son rôle. Vu que la technologie permettait de prolonger l’illusion, on a demandé à la productrice de "Plus belle la vie", Géraldine Gendre, pourquoi elle avait décidé de ne pas y avoir recours pendant toute l’absence de Malika Alaoui. À noter que Newen, la société de production de "Plus belle la vie", a fait appel au youtubeur français French Faker pour réaliser ces séquences. C’est lui qui permet régulièrement à Nicolas Canteloup d’arborer le visage des personnalités qu’il imite dans "C Canteloup" sur TF1. Pour découvrir son travail sur "Plus belle la vie", rendez-vous ce soir à 20h20 sur France 3.

Un étonnant coup de téléphone

Celui qu’Emmanuel Macron a passé au "New York Times" la semaine dernière. Le quotidien l’a révélé ce lundi dans un article en français. Le président de la République tenait à faire savoir qu’il n’avait pas apprécié la façon dont les médias américains avaient couvert les suites de l’assassinat de Samuel Paty et les mesures annoncées pour lutter contre le séparatisme islamiste. Il les a même accusés de "légitimer la violence" perpétrée par les terroristes islamistes. Dans la ligne de mire du président, des articles ou des tweets parfois maladroits de l’Associated Press, de Politico ou encore du Financial Times. Ils ont quasiment tous fait marche arrière et dépublié les éditos ou les tweets qui faisaient l’objet de la colère du président.

On a vu beaucoup d’articles de presse français dénoncer les analyses américaines

Pour beaucoup, le concept de laïcité est mal compris outre-Atlantique, et c’est d’ailleurs l’un des reproches formulés par Emmanuel Macron. Il regrette aussi que la presse anglo-saxonne se soit précipitée pour analyser toutes les erreurs des gouvernements français dans leurs relations à la communauté musulmane, sans s’intéresser à la menace islamiste. Emmanuel Macron a expliqué au "Times" qu’il souhaitait simplement que lui et la France dans son ensemble soient bien compris à l’étranger. En réponse, le quotidien lui a demandé si ses attaques contre les médias anglo-saxons n’étaient pas un peu "Trumpiens", ce qu’il n’a a priori pas beaucoup apprécié. Et il a conclu ainsi : "Si vous avez une question au sujet de la France, appelez-moi". De son côté, le "Times" a souligné que le président n’avait jamais accordé une seule interview à son bureau parisien. "Ça serait un bon début", a glissé le quotidien.

Donald Trump va perdre ses privilèges sur Twitter au mois de janvier

Jusqu’ici, même quand le président américain tweetait des énormités, ses publications n’étaient pas supprimées. Twitter se contentait d’y ajouter des avertissements ou des précisions. Le réseau social estimait qu’il était dans l’intérêt du public de pouvoir consulter les messages du président, même si ceux-ci étaient mensongers. Mais dès qu’il aura rendu les clés de la Maison-Blanche, c’en sera fini. Il sera traité comme n’importe quel utilisateur et pourra donc voir ses messages supprimés ou même son compte bloqué.

La saga fiscale de "Mediapart" continue

Le site d’information a été condamné à verser 1,4 million d’euros de pénalité à l’administration fiscale. C’est ce que révèle ce matin "Le Figaro". L’histoire dure depuis la création du site en 2010. En cause : la TVA. "Mediapart" avait à l’époque dénoncé l’inégalité face à cette taxe : le taux change en fonction du type de presse. 2,1% pour la presse traditionnelle contre 20% pour la presse en ligne. Inacceptable pour le site d’informations, qui avait décidé de ne pas payer les 20% et d’appliquer l’autre taux de 2,1%. Le fisc avait contesté et obtenu le remboursement de 3,3 millions d’euros. Mais il avait aussi réclamé une pénalité pour manquement délibéré de la part de "Médiapart". Autrement dit, pour avoir volontairement appliqué la loi qui l’arrangeait. Pénalité de 1,4 million d’euros, donc. Le tribunal administratif avait donné raison à Mediapart, en 1ère instance en 2018. Une décision cassée en appel, il y a quelques jours. Résultat, "Médiapart" doit payer, mais la saga n’est pas finie. Le site dirigé par Edwy Plenel va faire appel de cette décision devant le Conseil d’État.

Outre-Manche, les célébrités en péril font toujours recette

C’est difficile à imaginer chez nous, mais au Royaume-Uni, "Je suis une célébrité, sortez-moi de là" est un énorme carton. Dimanche, le lancement de la 20e saison sur ITV a fédéré près de 11 millions de téléspectateurs. Ce qui représente 52% de part d’audience. Les téléspectateurs n’ont visiblement pas été découragés par le décor pas franchement exotique de cette nouvelle édition. Covid oblige, les tropiques qui accueillent traditionnellement l’émission ont été remplacés par le Pays de Galles.

Une absence qui risque d’être remarquée lors du prochain concours Miss France 2021

Une Miss manquera à l’appel : Miss Tahiti. Et pour cause, le comité tahitien de Miss France a décidé de décaler son élection au printemps 2021 en raison des conditions sanitaires. Miss Tahiti 2019 voit donc son règne prolongé de six mois, mais elle ne pourra évidemment pas concourir une deuxième fois pour être Miss France. Le 19 décembre prochain, il n’y aura donc que 29 représentantes des régions en compétition, et non 30, comme le veut la tradition. Une première depuis 53 ans.