Les voitures électriques à la Une des Échos et du Figaro

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La revue de presse est une chronique de l'émission Trois heures d'info
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Chaque jour, David Abiker scrute la presse papier et le web et décrypte l'actualité.

Ce matin à la Une des journaux, des voitures et un pilote.  Les voitures sont les vedettes du Salon de l’Auto qui démarre dans deux jours. Les Échos, comment l’électrique s’impose dans le paysage automobile. Le Figaro Automobile, le Grand défi de l’électrique. Des voitures à la Une donc, quant au pilote c’est le président de la République dont le Parisien Aujourd’hui en France passe le programme au contrôle technique 500 jours après son élection et au lendemain d’une photo qui ressemble à une vrai sortie de route médiatique.

Cette photo c’est celle qui montre le président à Saint-Martin encadré par deux jeunes hommes en toute décontraction.

C’est malheureusement l’image qui pourrait rester du déplacement présidentiel à Saint-Martin. Deux grands dadets encadrant le président. L’un a fait de la prison, l’autre a fait un doigt à l’objectif du photographe, au milieu le président de la République. Cette image va se substituer aux photos de Saint-Martin anéantie par la tempête il y a un an. Elle se substituera aussi dans notre actualité à celle du tsunami qui a ravagé l’Indonésie ce week-end et qui fait la Une de la Croix. Ce cliché au doigt d’honneur est si singulier que sur Twitter hier soir, nombreux étaient ceux qui croyaient à un montage. Doigt d’honneur, une photo d’Emmanuel Macron fait le bad buzz titre le Républicain Lorrain en ligne. Challenges.fr, Macron dédramatise une photo controversée. Valeurs actuelles, Macron se justifie difficilement après une photo embarrassante. Ce n’est pourtant pas le président qui devrait se justifier mais ce jeune homme dont la provocation tombe aussi bas que son pantalon sur son caleçon. Il pourrait se demander pourquoi il a choisi d’insulter Saint-Martin et ses compatriotes en accablant un peu plus les sinistrés de la tempête par son geste déplacé. Le président, si l’on en croit la Une du Parisien-Aujourd’hui en France, a lui d’autres chats à fouetter et un programme à mettre en musique 500 jours après son élection en poursuivant les réformes. Cécile Cornudet dans les Échos utilise le vocabulaire du monde automobile. Macron le Réembrayage. "L’arrêt, le recul, le virage, l’accélération, aucune des tentatives passées pour relancer la machine gouvernementale grippée n’a montré son succès". Pour l’éditorialiste, et de l’aveu même du président, ce n’est pas la politique ou le programme qui sont en cause mais sa relation aux Français. Il faudra du temps pour la réparer.

Les Échos parlaient de réembrayer et de réparer la machine, la presse nous parle d’automobile ce lundi matin.

Et de prix des carburants. La Marseillaise revient sur l’augmentation vertigineuse des taxes sur les carburants avec + 63% en un an, titre le quotidien marseillais. Une véritable publicité pour la voiture électrique qui fait notamment la Une des Échos et du Figaro à deux jours de l’ouverture au public du Mondial de l’Auto à Paris. Une industrie automobile en pleine forme mais qui n’a jamais été aussi fragile, explique le Figaro qui n’a pas peur des oxymores. Fragile parce que l’Europe et les États-Unis ne sont plus le cœur du marché mondial, c’est l’Asie. Fragile parce que la technologie auto est en train de se déplacer des constructeurs vers des sociétés high tech. Fragile enfin, et c’est La Croix qui vient le rappeler parce que le marché électrique n’est pas mur. Une voiture neuve sur 100 vendue aujourd’hui est une voiture électrique. Et puis le secteur doit gérer la lente agonie du diesel qui représentait 72% des ventes il y a six ans contre 40% aujourd’hui. Sud Ouest explique ce matin comment le dieselgate a envoyé tout un secteur dans le mur après l’affaire du logiciel fraudeur installé sur 11 millions de véhicules Wolkswagen. Mais le vrai big bang, c’est internet. Plus besoin d’aller au salon pour voir les nouveautés à porter de clic, explique le Figaro : résultat le mondial dure moins longtemps et trois autres salons ont lieu quasiment en même temps : celui de la moto, de la mobilité et le Mondial tech. En fait, que nous dit la presse ce matin, c’est que la voiture n’est plus le symbole d’une civilisation, c’est devenu un secteur parmi d’autres.

Et puisque l’on parle mobilité, David Abiker nous parle de cheval ce lundi matin.

Il aurait pu évoquer cette jument entrée au galop dans un bar PMU de chantilly et dont Ouest France nous racontait hier la course folle. Mais il préfère finalement revenir, non pas sur le Mondial de l’Auto, mais sur une compétition hippique et atypique organisée samedi aux Herbiers et dont Libération et l’Alsace nous parlaient ce week-end. Philippe Maindron, vendéen de 57 ans, s’est inspiré d’une tradition finlandaise pour rassembler une cinquantaine d’équipes de cavalier sans chevaux aux Herbiers. Galop, trot, saut d’obstacle, dressage mais également concours de hennissement tous les ingrédients de la compétition équestre y sont réunis sauf le cheval remplacé par un manche à balais ou tout simplement par une allure adéquat. Après tout, il y a bien un Mondial de l’Auto avec des voitures sans chauffeur, alors pourquoi pas un mondial du cheval sans cheval ?