Taxe sur les produits salés : "L’objectif premier est de pouvoir proposer une alimentation saine pour tous"

  • A
  • A
Michèle Crouzet, Europe 1, 1280 3:07
© Europe 1
Partagez sur :
Michèle Crouzet, députée LREM de l'Yonne et rapporteuse de la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle, estime sur Europe 1 qu'il "est important de prendre des mesures" concernant les produits salés.
INTERVIEW

"L'OMS recommande cinq grammes [de sel] par jour. Là, on dépasse largement", s'alarme Michèle Crouzet, députée LREM de l'Yonne et rapporteuse de la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle, au micro de Raphaëlle Duchemin et Pierre de Vilno, sur Europe 1. La commission envisage de porter à l'Assemblée l'idée d'une taxe, sur le modèle de la "taxe soda", qui pénaliserait les abus des industriels concernant le taux de sel dans les aliments.

"On n'est plus du tout acteurs de notre consommation." "Il y’a un manque de transparence sur les étiquettes", souligne la députée. "Dans le temps, on mettait du sel sur la table, si on voulait en rajouter, le consommateur choisissait de le faire ou de ne pas le faire. Aujourd’hui, on vous l’impose. On n’est plus du tout acteurs de notre consommation et c’est ça que l’on voudrait rétablir."

"Il est important de prendre des mesures." La députée LREM estime donc qu'"il est important de prendre des mesures". "Dans un premier temps", elle préconise de "diminuer un peu le taux de sel" dans les aliments car, selon elle, cela peut se faire "facilement (...) sans que ça ne change le goût".

>> De 12h30 à 14h, c’est la France qui bouge avec Raphaëlle Duchemin sur Europe 1. Retrouvez le replay de l’émission ici

"On n'a pas tous les moyens d'acheter du bio." "On va demander aux industriels de le faire", assure Michèle Crouzet, qui compte "faire comme la taxe soda" : "Les gens qui seront vertueux n’auront pas forcément de taxe." Avec une telle mesure, "l'objectif premier est de pouvoir proposer une alimentation saine et surtout riche en nutriments pour tous. Qu’on soit les premiers ou derniers de cordée, peu importe, cela doit être accessible à tous les porte-monnaie. (...) On n’a pas tous les moyens d’acheter du bio", explique-t-elle.

Europe 1
Par Grégoire Duhourcau