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Revolut teste le paiement par IA, une première en France

Marcin Golba / NurPhoto / NurPhoto via AFP [Marcin Golba / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Malgré les nombreuses inquiétudes que suscitent les prouesses de l'intelligence artificielle, son recours se banalise et occupe une place de plus en plus importante dans notre quotidien. Dans un communiqué publié lundi 7 septembre, Revolut a affirmé avoir réalisé le premier paiement en France grâce à l'intelligence artificielle.

Dario Amodei, le patron d'Anthropic, a appelé samedi 12 septembre à ralentir la vitesse de développement de l'intelligence artificielle avant que des agents soient "capables de prendre le contrôle d'internet". Un message soutenu entre autres par Elon Musk

Pourtant, l'intelligence artificielle se fait de plus en plus de place dans notre quotidien. En France, le premier paiement sécurisé effectué par l'intelligence artificielle via Revolut, en collaboration avec Visa, vient tout juste d'être réalisé. Voici comme fonctionne ce modèle de transaction financière.

"L'humain n'est jamais en dehors du circuit"

En suivant les consignes de son client, un agent IA s'occupe de la transaction de manière autonome. Une pratique qui pourrait se développer à l'avenir. Ces capacités de paiement pilotées par l'intelligence artificielle sont associées "à des dispositifs de sécurité et de protection qui sont déjà intégrés à l'écosystème actuel des paiements", explique Florence Mélique, vice-présidente du groupe Visa. 

"Donc on va progressivement passer finalement de ces essais techniques à des véritables transactions. L'humain n'est jamais en dehors du circuit. C'est lui qui fixe le cadre, c'est lui qui garde le pouvoir de décider", souligne-t-elle. Sécuriser cette nouvelle méthode de paiement sera l'étape indispensable pour les clients, précise Julien Maldonato du cabinet Deloitte. 

"L'étape suivante, c'est de vérifier que le mandat qu'on va confier à un agent sur tel type de commerçant, pour tel type de montant, soit bien respecté. Et là, c'est une phase 2, je dirais. C'est de gérer qu'il y a bien les consentements du consommateur et qu'il n'y a pas une surutilisation de sa carte bancaire", détaille-t-il. 

Selon le cabinet McKinsey, les achats faits par une intelligence artificielle pourraient représenter jusqu'à 5.000 milliards de dollars dans le monde en 2030.