Renault : l'État lâche Carlos Ghosn et demande la désignation d'un successeur

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Carlos Ghosn est toujours incarcéré au Japon.
Carlos Ghosn est toujours incarcéré au Japon. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Bruno Le Maire a demandé la convocation d'un conseil d'administration "dans les prochains jours", alors que l'actuel patron de Renault est toujours incarcéré au Japon. 

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a demandé mercredi la convocation "dans les prochains jours" d'un conseil d'administration de Renault pour désigner un successeur à son PDG Carlos Ghosn, incarcéré au Japon.

"Nous avons besoin maintenant d'une nouvelle gouvernance pérenne". "J'ai toujours indiqué, en rappelant la présomption d'innocence de Carlos Ghosn, que s'il devait être durablement empêché, nous devrions passer à une nouvelle étape. Nous y sommes", a reconnu le ministre sur LCI. "Dans cette nouvelle étape, nous avons besoin maintenant d'une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault", a-t-il ajouté, alors que plusieurs émissaires du gouvernement français se trouvent à Tokyo pour parler du dossier Renault-Nissan.

"J'ai demandé explicitement, comme actionnaire de référence, que le conseil d'administration de Renault soit convoqué dans les prochains jours", a-t-il aussi indiqué. "Nous souhaitons que ce conseil d'administration désigne une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault", a souligné Bruno Le Maire. Alors qu'on lui demandait si cela signifiait que Carlos Ghosn allait être remplacé, il a répondu : "Tout à fait".

Le Maire loue les qualités de Jean-Dominique Sénard. Il a également loué les qualités de Jean-Dominique Sénard, le président sortant de Michelin dont le nom circule dans la presse comme possible président non exécutif de Renault.

L'État est le premier actionnaire de Renault, avec 15,01% du capital. Nissan en détient 15%, mais sans droits de vote en assemblée générale. Renault contrôle pour sa part 43% de Nissan, qu'il a sauvé de la faillite il y a près de 20 ans. Carlos Ghosn, mis en examen notamment pour abus de confiance, a vu sa demande de libération sous caution de nouveau rejetée mardi et pourrait rester des mois en prison, ce qui rendait difficile son maintien à la tête de Renault dont il est toujours PDG.