Les prix des carburants se sont envolés à la pompe suite à la guerre au Moyen-Orient. Cette fois, le gouvernement n'a annoncé des aides que pour certaines professions fortement impactées par la situation. Invité de la Grande Interview Europe 1-CNews, Sylvain Maillard estime que l'État n'a "plus les moyens d'accompagner l'intégralité des Français".
Les prix dépassent souvent les deux euros le litre à la pompe. La guerre au Moyen-Orient a fait exploser les prix des carburants et les Français sont fortement impactés. Contrairement à la précédente crise énergétique, le gouvernement n'a pas aidé l'ensemble des Français mais quelques filières durement impactées par la situation.
La précédente crise énergétique a coûté "60 milliards d'euros"
Invité de La Grande Interview Europe 1-CNews, Sylvain Maillard, député EPR, affirme que l'État n'a "plus les moyens de financer très largement une baisse des taxes ou bien d'accompagner l'intégralité des Français".
Selon lui, il faut que "chacun prenne sa part", notamment les entreprises qui doivent aider leurs salariés dans ce contexte difficile, "avec le barème kilométrique par exemple" et ainsi "leur donner les moyens de payer leur plein d'essence quand ils viennent au travail".
Sylvain Maillard rappelle également que la crise énergétique en 2023-2024 a coûté à l'État "60 milliards d'euros parce que nous avons accompagné tout le monde". Cette fois, le gouvernement ne peut pas baisser les taxes, qui représentent 60% du prix du litre de carburant car "il n'y a pas d'argent magique. Nous sommes déjà à 5% de déficit", rappelle-t-il.