Pénicaud : "combien de gens aujourd'hui ne font pas le job de leur rêve ?"

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"Le travail, ça permet d'avoir une autonomie, de faire des choix de vie", estime la ministre du Travail.
"Le travail, ça permet d'avoir une autonomie, de faire des choix de vie", estime la ministre du Travail. © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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Dans un entretien accordé mercredi au "Parisien", la ministre du Travail raconte que son premier travail n'était pas celui qu'elle avait choisi.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud estime qu'"il n'y a pas de sot métier", dans un entretien mercredi au Parisien, regrettant qu'à 30 ans, certaines personnes n'aient encore "jamais travaillé".

"Combien de gens" concernés ? "Combien de gens aujourd'hui ne font pas le job de leur rêve ?", interroge la ministre, semblant emboîter le pas du président Emmanuel Macron qui avait suggéré le 15 septembre à un jeune horticulteur au chômage de "traverser la rue" pour trouver du travail dans la restauration.

Avoir un travail pour "avoir une autonomie". "Moi, par exemple, mon premier travail n'était pas celui que j'avais choisi !", insiste Muriel Pénicaud, pour qui "le travail, ça permet d'avoir une autonomie, de faire des choix de vie".

Quand Macron voit du travail en traversant juste une rue. Lors des journées du Patrimoine, accueillant le public dans les jardins de l'Élysée, la conversation du chef de l'État avec un jeune chômeur avait suscité la polémique. "Vous voulez travailler dans quel secteur ?" avait demandé le président au jeune homme qui se plaignait de ne pas trouver de travail. "A la base, je suis en horticole", avait répondu le jeune homme. Emmanuel Macron lui avait alors suggéré de changer de secteur. "Si vous êtes prêt et motivé, dans l'hôtellerie, les cafés et la restauration, dans le bâtiment, il n'y a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu'ils cherchent des gens. Pas un ! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve !", avait-il dit, en désignant d'un geste les rues alentour.