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Optical Center : le pari de la «liberté» sans actionnaires

Laurent Lévy, président fondateur d'Optical Center. [Europe 1]

35 ans après sa création, Optical Center poursuit sa croissance avec 820 magasins dans le monde. Son fondateur Laurent Lévy revendique un modèle sans actionnaires, misant sur la liberté et des prix bas pour séduire et fidéliser sa clientèle.

Il y a 35 ans, Optical Center ouvrait son premier magasin à Boulogne-Billancourt. Désormais, cette entreprise française spécialisée dans l’optique en compte 820 dans le monde et est présente dans neuf pays. Son fondateur, Laurent Lévy, invité de La France Bouge, précise qu’un magasin ouvrira à New York dans deux mois et que 300 autres verront le jour en France d’ici fin 2030.

"L’année dernière, nous avons réalisé un peu plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires et nous visons 1,2 milliard cette année. Les ventes progressent, les clients sont fidèles et de nouveaux arrivent. Sept clients sur dix sont des habitués, trois sont nouveaux. Nous continuons donc à attirer de nouveaux clients chaque année", se félicite Laurent Lévy au micro d’Europe 1.

"Je veux être libre et pouvoir m’amuser"

Mais comment expliquer une telle croissance ? Le président de l’entreprise explique ne pas avoir de financiers derrière lui. "Je suis le seul actionnaire. Je n’ai donc pas l’obligation de dégager de fortes marges. C’est ce qui me permet de proposer des prix bas à nos clients", insiste-t-il.

Pourquoi faire ce choix de ne pas faire entrer d’actionnaires ? Pour le fondateur d’Optical Center, la réponse est simple : "la liberté". "Je veux être libre et pouvoir m’amuser. Il y a beaucoup de séminaires, de fêtes et une joie de vivre extraordinaire chez Optical Center. Je veux pouvoir faire ce que je veux", poursuit-il.

À titre d’exemple, le président de l’entreprise assure avoir acheté un château il y a trois ans pour ses collaborateurs. "Ce n’est évidemment pas rentable, mais c’est un lieu de fête et de convivialité. Je veux pouvoir profiter du parcours avec mes collaborateurs sans subir une pression financière trimestrielle", conclut-il.