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«Les factures s'accumulent» : en Gironde, les entreprises touchées de plein fouet par les conséquences des incendies

L'économie girondine est durement touchée par l'incendie près du bassin d'Arcachon. Dans la région, les entreprises locales et secteurs du tourisme font face à l'arrêt de leurs activités. [Philippe Lopez / AFP]

L'économie girondine est durement touchée par l'incendie près du bassin d'Arcachon. Dans la région, les entreprises locales et secteurs du tourisme font face à l'arrêt de leurs activités. Pour le petit patron, le plus dur, commence.  

Le feu en Gironde se stabilise. Pour la troisième journée consécutive, les flammes n'ont pas progressé malgré quelques reprises de feu signalées. Désormais, un retour à une vie plus normale est envisageable selon la préfecture. Une perspective attendue de pied ferme par les patrons du département. Car plus de 13.000 entreprises de la zone sont à l'arrêt depuis une semaine. 

À Saint-Médard-en-Jalles, en banlieue de Bordeaux, Moustapha, mécanicien à son compte, se sent bien seul dans son local, alors que les rues de la commune sont vides. Et les récentes annonces du ministre du Travail ne font que renforcer sa colère. 

"Nous ce qu'on veut c'est que les cotisations de l'URSSAF, ne soient pas décalées, on veut que ça soit carrément supprimé", insiste-t-il au micro d'Europe 1. "Pour l'instant, les factures s'accumulent mais je ne peux pas travailler", regrette-t-il.

"Toute mon équipe se retrouve au chômage partiel"

Une paralysie économique qui fait encore plus de dégâts dans cette entreprise de 7 salariés. La mort dans l'âme, Christophe, le gérant, va devoir prendre une décision. "Une semaine d'arrêt, ça représente une perte de 10 à 15.000 euros. Et surtout, à partir de demain, et c'est surtout ça qui me préoccupe, toute mon équipe se retrouve au chômage partiel car il n'y a plus de travail. Or, ils vont être payés à hauteur de 72% de leur salaire... La situation est compliquée", confie-t-il. 

"Je suis à 1 600 euros net. Donc, en enlevant 28%, il me restera 1.152 euros dans ma poche", calcule de son côté Loïc. Même désarroi pour les travailleurs saisonniers. Car les acteurs du tourisme, même ceux situés bien au-delà des communes concernées par les feux, accusent eux aussi de très lourdes pertes.