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«Les entreprises doivent elles aussi s'adapter aux exigences des nouvelles générations», estime Henri Giscard d'Estaing

Ludovic MARIN / POOL / AFP [Ludovic MARIN / POOL / AFP]

Lors de son intervention dans l'émission "La France bouge" ce mardi 27 octobre, Henri Giscard d'Estaing, président de l'École du leadership de Paris et ancien dirigeant du Club Med, souligne la nécessité pour les entreprises de s'ajuster aux aspirations des nouvelles générations, en quête de sens.

Depuis la mi-septembre, lycéens et étudiants manifestent pour réclamer davantage de moyens dans l'éducation et dénoncer les inégalités sociales. Ces nouvelles générations, dont la colère s'exprime dans la rue, se montrent tout aussi exigeantes envers le monde de l'entreprise, estime ce mardi Henri Giscard d'Estaing, au micro de La France bouge.

"Les entreprises doivent elles aussi s'adapter aux exigences des jeunes", et "leur donner du sens pour adhérer au projet", explique le président de l'École du leadership de Paris et ex-président du Club Med. La notion de "rapidité" constitue également l'un des défis majeurs face aux attentes des nouvelles générations.

"Ils ont une attente de résultats rapides, pour eux-mêmes"

"Pour durer dans le temps avec énergie, je crois qu'il faut être à l'écoute des aspirations profondes de ceux qui travaillent dans l'entreprise ou l'organisation, être à l'écoute d'un monde qui change", écrit-il dans son livre Clés pour une montée en gamme, qui doit paraître le 29 octobre 2026, aux éditions Télémaque. 

Car, "cette nouvelle génération n'est plus comme les générations qui l'ont précédée", et aspire à autre chose que "de rester dans la même entreprise, encore moins de rester dans le même emploi", pointe Henri Giscard d'Estaing, qui a eu l'occasion de diriger des équipes jeunes lorsqu'il était à la tête du Club Med. 

Selon lui, "elle a envie de faire quelque chose qui a du sens", tout en alertant sur l'impulsivité qui caractérise cette jeunesse : "La difficulté pour moi, c'est qu'ils veulent aller vite" et qu'ils ont "une attente de résultats rapides, pour eux-mêmes". 

Un sentiment qui peut s'expliquer par un modèle économique fondé sur l'immédiateté, avec l'accélération technologique et la suppresion des efforts intermédiaires. "Donc, il faut leur apprendre à la fois à apprendre, puisque s'ils veulent qu'ils se développent, qu'ils deviennent eux-mêmes des leaders, il faut qu'elles ou ils passent un certain nombre d'étapes. Mais il faut être capable de leur offrir des étapes rapides", insiste-t-il au micro d'Elisabeth Assayag.