Des milliers de salariés de l'entreprise Oracle, spécialisée dans les logiciels et les centres de données, ont reçu un courriel ce mardi matin actant que leur poste était supprimé "dans le cadre d'une restructuration". Près de 10.000 personnes seraient concernées, selon un employé.
"Aujourd'hui est votre dernier jour de travail" : c'est par ces mots envoyés ce mardi matin par mail que le géant américain des logiciels et des centres de données, Oracle, a licencié plusieurs milliers de ses salariés. L'entreprise met en avant une réorganisation interne pour expliquer ce licenciement massif.
"Nous avons décidé de supprimer votre poste"
"Nous avons des nouvelles difficiles à vous communiquer concernant votre poste. Après mûre réflexion et compte tenu des besoins actuels d'Oracle, nous avons décidé de supprimer votre poste dans le cadre d'une restructuration plus large. Par conséquent, aujourd'hui est votre dernier jour de travail", est-il ainsi écrit dans ce courriel révélé par Business Insider.
Selon un employé d'Oracle interrogé par la BBC, ce licenciement concernerait environ 10.000 personnes. En mai 2025, le groupe texan comptait environ 162.000 salariés dans le monde.
Investissements dans l'intelligence artificielle
Le mail envoyé aux employés licenciés souligne que ces derniers auront droit à "une indemnité de départ, conformément aux conditions du plan prévu". Celle-ci est équivalente à un mois de salaire, selon la BBC. "L'accès à votre ordinateur, à votre messagerie électronique, à votre messagerie vocale et à vos fichiers sera bientôt désactivé et vous ne pourrez plus vous connecter à votre ordinateur", est-il également précisé.
Après un pic atteint en Bourse en septembre dernier, l'action d'Oracle a dégringolé d'environ 45% en décembre, soit une perte de plus de 400 milliards de dollars de valorisation. L'entreprise s'est massivement endettée pour être un des leaders de l'infrastructure pour l'intelligence artificielle. Même si elle dispose d'un carnet de commandes fourni et en forte hausse, une partie provient d'acteurs aux revenus encore fragiles. Cela traduit les inquiétudes sur les dépenses autour de l'IA.