Le réseau électrique français a besoin de 33 milliards d'euros sur 15 ans

  • A
  • A
Le gestionnaire RTE a présenté son plan décennal d'évolution du réseau électrique français. (Image d'illustration)
Le gestionnaire RTE a présenté son plan décennal d'évolution du réseau électrique français. (Image d'illustration) © DAMIEN MEYER / AFP
Partagez sur :
Sur cette somme, 13 milliards doivent notamment être alloués à l'adaptation du réseau, et 8 milliards au renouvellement des ouvrages les plus anciens.

Le système électrique français a besoin de 33 milliards d'euros d'investissements sur 15 ans pour se moderniser et se numériser, créer des interconnexions avec les pays voisins ou encore développer les énergies renouvelables, a estimé mardi son gestionnaire RTE.

Le gestionnaire du réseau à haute tension a présenté son plan décennal d'évolution du réseau électrique français, à l'horizon 2035, qu'il soumet au gouvernement ainsi qu'à la Commission de régulation de l'énergie (CRE) et à l'Autorité environnementale. Son plan identifie plusieurs chantiers : rénovation du réseau vieillissant, numérisation accélérée, capacités d'échange avec les pays voisins doublées sur 15 ans ou encore déploiement d'un réseau électrique en mer pour raccorder les futurs parcs éoliens offshore.

Un budget financé par la facture du consommateur

"Les investissements associés sont estimés à 33 milliards d'euros sur 15 ans, soit environ 2 milliards d'euros par an" contre 1,3 milliard d'euros aujourd'hui, indique RTE. Sur les 33 milliards identifiés, 13 milliards concernent l'adaptation du réseau, 8 milliards le renouvellement des ouvrages les plus anciens, 7 milliards le raccordement des énergies marines, 3 milliards le numérique et 2 milliards pour les interconnexions transfrontalières (part France).

Ces sommes doivent être financées en partie par les factures d'électricité via le "tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité" (Turpe). "Vu du consommateur final, les répercussions de ces besoins supplémentaires d'investissement seront atténuées", estime toutefois RTE dans son document, soulignant les longues périodes d'amortissement des projets et les taux d'intérêts bas pour les financer.