Le principal avocat japonais de Carlos Ghosn annonce sa démission

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Le principal avocat de Carlos Ghosn, le Japonais Motonari Otsuru, annonce mercredi qu'il se retire du dossier.
Le principal avocat de Carlos Ghosn, le Japonais Motonari Otsuru, annonce mercredi qu'il se retire du dossier. © KAZUHIRO NOGI / AFP
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Motonari Otsuru, le principal avocat de Carlos Ghosn, "a soumis une lettre de démission au tribunal", se retirant ainsi du dossier concernant l'ancien patron de Nissan-Renault.

Le principal avocat de Carlos Ghosn, arrêté le 19 novembre et détenu depuis dans une prison de Tokyo pour des malversations financières présumées, a annoncé mercredi se retirer du dossier.

Pour Carlos Ghosn, la "première étape d'un processus" pour "rétablir son innocence". Motonari Otsuru, un ancien procureur qui assurait la défense du bâtisseur de l'alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, "a soumis une lettre de démission au tribunal", selon un communiqué du cabinet d'avocats.

Aucune raison n'a été fournie pour expliquer cette décision, qui intervient alors qu'une première réunion était prévue jeudi entre avocats, juges et procureurs pour préparer le procès. Dans une déclaration envoyée à la presse, Carlos Ghosn a déclaré que ce changement était "la première étape d'un processus", qui lui permettrait "de rétablir son innocence". "Je suis impatient de pouvoir me défendre, avec vigueur, et ce choix représente pour moi la première étape d'un processus visant non seulement à rétablir mon innocence, mais aussi à faire la lumière sur les circonstances qui ont conduit à mon injuste détention", a-t-il encore dit. 

Motonari Otsuru, 63 ans, avait la délicate mission de défendre l'ancien capitaine d'industrie naguère vénéré pour avoir sauvé le constructeur japonais Nissan de la faillite, et aujourd'hui vilipendé.

Un avocat flegmatique. Ancien chef de l'unité d'élite actuellement chargée de l'enquête, il n'a fait qu'une seule conférence de presse début janvier, déployant un flegme qui contraste avec la verve des ténors du barreau qu'on peut voir ailleurs. Il s'était alors montré pessimiste sur les perspectives de libération sous caution de Carlos Ghosn avant l'ouverture de son procès, dans plusieurs mois.

Dans une interview accordée fin janvier à l'AFP dans un parloir de sa prison de Kosuge, au nord de Tokyo, l'homme d'affaires franco-libanais-brésilien avait fustigé sa détention prolongée, une situation qui ne serait "normale", selon lui, "dans aucune autre démocratie". Visé par trois inculpations pour abus de confiance et minoration de revenus aux autorités boursières sur la période 2010 à 2018, il rejette toute malversation.