Le gouvernement sera "intransigeant" sur la "préservation" des sites Renault en France

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© ERIC PIERMONT / AFP
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Le Premier ministre Édouard Philippe a affirmé mercredi que, dans le cas où Renault confirmait sa volonté de fermer quatre sites dans le pays, le gouvernement sera "intransigeant" sur la "préservation" de ces sites en France.

Le Premier ministre Édouard Philippe a affirmé, mercredi, que le gouvernement serait "intransigeant" sur la "préservation" des sites de Renault en France, si le constructeur automobile confirmait sa volonté de fermer quatre sites dans le pays, comme l'a évoqué le Canard enchaîné.

"Il y a une forme de responsabilité de l'entreprise à avancer, à se transformer mais aussi à tenir compte des réalités du pays qui l'accueille et d'une certaine façon le fait vivre", a mis en garde le chef du gouvernement, soulignant que si "Renault est une entreprise mondiale", "sa marque française est évidente". 

L'État "extrêmement attentif" à la situation

 

Tout en soulignant que le "plan n'est pas encore présenté et donc probablement pas encore arrêté", le Premier ministre a assuré que l'État, qui est actionnaire du constructeur, était "extrêmement attentif" à la situation. "Nous serons extrêmement attachés, voire intransigeants, à la préservation des sites France", a ainsi déclaré le Premier ministre lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat.

"Nous serons extrêmement exigeants sur le fait que la France demeure le centre mondial pour Renault de l'ingénierie, de la recherche, pour l'innovation et le développement", a-t-il insisté. Et "nous serons extrêmement attachés à la qualité du dialogue et de l'accompagnement social", a-t-il poursuivi. 

"Un plan non pas défensif mais offensif"

Selon l'hebdomadaire satirique, le Canard enchaîné, Renault envisagerait de fermer quatre sites en France - Flins, Dieppe, Choisy-le-Roi et les Fonderies de Bretagne - dans le cadre d'un plan de 2 milliards d'euros d'économies qui doit être dévoilé le 29 mai.

Interrogé par la sénatrice (LR) des Yvelines Sophie Primas sur le sort du site historique de Flins qui, selon une source proche du dossier, ne fermerait pas mais arrêterait la production automobile pour se consacrer à une autre activité, Édouard Philippe a exprimé son "attachement" au site qui "doit dans toute la mesure du possible être préservé".

Le chef du gouvernement a enfin préconisé que le constructeur, confronté comme tout le secteur à "un coup de frein massif et brutal", formule "un plan non pas défensif mais offensif". "Il est toujours mieux dans ces circonstances de franchir plus vite les étapes que l'on prévoyait de franchir, plutôt que d'essayer de défendre le plus longtemps possible une position" non viable, a-t-il fait valoir.