Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Le gouvernement annonce 6 milliards d'euros d'économies pour compenser le coût de la guerre

David Amiel. [Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a annoncé que "6 milliards d'euros de dépenses pourraient être stoppées" pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient à l'issue d'une réunion sur les finances publiques à Bercy mardi.

Le gouvernement a annoncé mardi que 6 milliards d'euros de dépenses pourraient être stoppées pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, à l'issue d'une réunion sur les finances publiques à Bercy.

4 milliards d'euros pour l'État, 2 milliards dans la sphère sociale

Le ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel a indiqué que les économies pèseraient pour 4 milliards d'euros sur l'Etat, et 2 milliards d'euros dans la sphère sociale, sans plus de détails.

D'autres annonces sont attendues en fin de journée de Matignon sur les aides face à la flambée des prix des carburants. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait demandé mardi à son gouvernement de mettre en œuvre pour 4 milliards d'euros de "mesures supplémentaires de freinage de la dépense", au sein des budgets ministériels, dans un courrier adressé à ses ministres.

Après un comité d'alerte des finances publiques

L'annonce de David Amiel a été faite à l'issue d'un comité d'alerte des finances publiques à Bercy, auquel assistait aussi le ministre de l'Economie Roland Lescure.

Etaient présents à la réunion de cette instance, créée l'an dernier, des parlementaires dont le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Eric Coquerel (LFI) et le rapporteur général du budget Philippe Juvin (LR), des représentants d'élus locaux, de la Sécurité sociale, des syndicats, comme la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon, et du patronat.

En fin de journée, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, pourrait annoncer le prolongement de mesures déjà en place concernant les aides face à la flambée des prix des carburants, et "peut-être d'autres idées", a indiqué Roland Lescure sur RTL. Sébastien Lecornu convoque une réunion ministérielle consacrée à l'énergie dans l'après-midi et s'exprimera à 18 heures, a indiqué Matignon.

Hausse des taux d'intérêt

La guerre au Moyen-Orient a entraîné une hausse des taux d'intérêt et donc de la charge de la dette, pour un coût actuellement "autour de 3,6 milliards d'euros", a rappelé Roland Lescure mardi.

Au total, en prenant en compte aussi l'impact de l'inflation sur les allégements de cotisations sociales et les dépenses indexées prises en charge par l'Etat, ou encore les dépenses liées aux armées, "le coût total de cette crise pourrait donc représenter au moins 6 milliards d'euros, à date", a détaillé Sébastien Lecornu dans son courrier aux ministres.

Le ministre des Comptes publics avait prévenu que "toute dépense publique nouvelle qui pourrait être rendue nécessaire par la crise" énergétique entraînerait "une annulation d'une dépense qui était prévue, à l'euro près", afin de "tenir (les) objectifs pour 2026".