Le Fonds monétaire international (FMI) s'est montré mardi un peu plus optimiste pour la croissance de la zone euro cette année, malgré la guerre en Iran. En revanche, l'organisme revoit à la baisse la croissance de la France, seule pays à faire moins bien qu'anticipé.
Le Fonds monétaire international (FMI) s'est montré mardi un peu plus optimiste pour la croissance de la zone euro en 2026 malgré l'impact de la guerre au Moyen-Orient et a relevé ses prévisions pour les principales économies de l'union monétaire à l'exception de la France.
La croissance est attendue à 1,1% cette année en zone euro, 0,2 point de plus par rapport à la précédente prévision en juillet, a détaillé le FMI dans son nouveau rapport sur l'état de l'économie mondiale (WEO) publié à l'occasion de son assemblée annuelle organisée à Bangkok.
Avec 1,2% prévu en 2027, une prévision inchangée, elle retrouverait son niveau de croissance de 2025 alors que les prix de l'énergie demeurent élevés dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient et que la confiance des consommateurs est affaiblie.
L'Italie reprend des couleurs, l'Espagne confirme, la France décroche
La croissance en zone euro est portée notamment par l'Allemagne, première économie européenne, qui enregistre une forte accélération avec une croissance revue en hausse de 0,6 point à 1,3%. Elle s'établirait à 1,1% en 2027 (+0,1).
L'Espagne confirme son dynamisme : sa croissance atteindrait 2,5% cette année (+0,4 point) avant de fléchir à 1,8% en 2027, une prévision inchangée. L'Italie profite également d'une embellie, avec une croissance attendue à 0,8% (+0,3 point) en 2026 et à 0,6% en 2027 (+0,1).
En revanche, la France s'inscrit à contre-courant : à quelque mois d'une élection présidentielle majeure et en proie à des difficultés budgétaires, la deuxième économie de la zone euro progresserait de seulement 0,4% en 2026 et 0,7% l'an prochain, une révision en baisse de 0,2 point sur chacune des deux années.
Le Royaume-Uni en perte d'élan
En dehors de la zone euro, la croissance du Royaume-Uni atteindrait 1,3% en 2026 (+0,3%) et perdrait de l'élan ensuite, à 1,2% (-0,1). Des risques pèsent sur ces prévisions de croissance. Ainsi, "un enlisement ou une nouvelle escalade" des conflits au Moyen-Orient ou en Ukraine pourrait notamment prolonger l'augmentation et la volatilité des prix des matières premières, alimentant davantage l'inflation".
L'inflation est attendue à 3,1% en 2026 en zone euro et 2,8% l'an prochain, supérieure à la cible de 2% visée par la Banque centrale européenne (BCE).