L'application "Mon compte formation" téléchargée 200.000 fois en deux jours, annonce Muriel Pénicaud

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Invitée dimanche du Grand rendez-vous, la ministre du Travail Muriel Pénicaud s'est réjouie du succès de la nouvelle application "Mon compte formation", qui permet aux salariés de connaître leurs droits à la formation professionnelle.
INTERVIEW

"Il y a des pointes d'explosion tellement les gens se connectent". Invitée dimanche du Grand rendez-vous, la ministre du Travail Muriel Pénicaud s'est réjouie du succès de la nouvelle application pour mobile "Mon compte formation", lancée cette semaine et qui permet aux Français de connaître leurs droits à la formation professionnelle. "En deux jours, on est à 200.000 téléchargements de l'application. On attend un million l'année prochaine", a-t-elle poursuivi.

"Une révolution culturelle"

Sur cette application, les utilisateurs peuvent connaître le budget dont ils disposent pour se former, en indiquant leur numéro de Sécurité sociale. Ils peuvent également s'informer sur 130.000 offres de formation recensées par l'application. "On a que des retours nous disant que c'est facile d'utilisation", se félicite la ministre, qui parle de "révolution culturelle".

"Demain, la formation tout au long de la vie sera aussi importante que la formation initiale. On va changer de métiers, d'entreprises, de statuts toute sa vie. On ne sera plus pénalisés par" le niveau initial d'études, développe Muriel Pénicaud.

"Les prix de certaines formations ont baissé"

La ministre voit une autre vertu à cette application : "En deux jours, les prix de certaines formations ont baissé", les organismes étant selon elle soucieux d'attirer leurs clients, qui peuvent désormais faire jouer la concurrence plus facilement en comparant toutes les offres sur leur téléphone.

Reste une question : comment s'assurer que les utilisateurs fassent les bons choix ? Qu'ils choisissent une formation qui leur est vraiment utile ? Qu'ils ne se fassent pas piéger par la publicité des organismes de formation ? Muriel Pénicaud se veut optimiste : "Si vous pensez que les citoyens ne sont pas assez majeurs pour savoir ce qui est bon pour eux, je ne suis pas d'accord".