La compagnie XL Airways, en redressement judiciaire, interrompt ses vols

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XL Airways, placée le 23 septembre en redressement judiciaire, interrompt ses vols à compter de lundi à 15h dans l'attente, mercredi, d'une décision du tribunal de commerce de Bobigny sur une éventuelle reprise, a annoncé la compagnie aérienne.

XL Airways, placée le 23 septembre en redressement judiciaire, interrompt ses vols à compter de lundi à 15h dans l'attente, mercredi, d'une décision du tribunal de commerce de Bobigny sur une éventuelle reprise, a annoncé la compagnie aérienne.

"Suspension de toutes les opérations"

"La compagnie XL Airways a l'immense tristesse d'informer ses passagers et clients qu'elle n'est plus en mesure d'assurer ses vols à compter de ce jour (30 septembre 2019) à 15 heures. Cette décision implique la suspension de toutes les opérations dans l'attente" de la décision du tribunal, a expliqué la compagnie dans un communiqué. "Force est de constater que les conditions actuelles du marché ne sont plus réunies pour assurer une exploitation pérenne de l'entreprise", a affirmé XL Airways. 

La compagnie aérienne emploie 570 collaborateurs et a transporté en 2018 quelque 730.000 passagers. Elle dessert essentiellement l'Amérique du Nord, notamment les Etats-Unis, les Antilles et la Réunion mais aussi la Chine.

Concurrence "débridée"

XL Airways a estimé dans son communiqué ne pas avoir "été en mesure de trouver l'investisseur capable d'accompagner la continuité et le développement" de la compagnie qui a connu "un grand succès jusqu'à ce qu'(elle) soit durement attaquée par une concurrence impitoyable ne disposant pas de règles contraignantes du même ordre que les nôtres". Son PDG Laurent Magnin a notamment évoqué ces derniers jours la concurrence "débridée" de la compagnie à bas coûts long courrier Norwegian ou encore le poids des taxes et charges sociales en France. 

"Souffrance du pavillon français"

"Elle est depuis trois ans la compagnie la plus attaquée par des concurrents étrangers incroyablement déficitaires et soutenus depuis longtemps par leurs Etats. Il est désormais évident que nous ne pouvons plus lutter avec les moyens qui sont les nôtres", peut-on lire dans le communiqué. Vendredi, le dirigeant d'Air France-KLM Benjamin Smith avait écarté l'idée de reprendre la compagnie en difficulté, disant ne voir "aucun bénéfice" pour son entreprise dans une telle opération.

Evoquant la "souffrance du pavillon français" après la liquidation de la compagnie Aigle Azur, XL Airways a espéré lundi "que tous les acteurs français, politiques et industriels se mobiliseront pour répondre à une concurrence débridée dans un pavillon consolidé et résistant".

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP