"Gilets jaunes" : à Nîmes, inquiétude pour les PME d'une zone industrielle bloquée depuis plus d'un mois

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Les entreprises s'inquiètent de l'impact du mouvement des "gilets jaunes". Image d'illustration.
Les entreprises s'inquiètent de l'impact du mouvement des "gilets jaunes". Image d'illustration. © Pascal PAVANI / AFP
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A Nîmes, une zone industrielle abritant quelque 230 entreprises est bloquée depuis plus d'un mois dans le cadre du mouvement des "gilets jaunes". 

Après un mois de blocage par des "gilets jaunes", l'inquiétude domine pour l'avenir de plusieurs PME d'une zone industrielle de Nîmes, a assuré mardi le président du collectif des quelque 230 entreprises qui s'y trouvent.

Mardi à la mi-journée, le blocage était toujours en place devant l'entrée de la zone de Saint-Césaire, à l'ouest de Nîmes, dans laquelle se trouve notamment une plateforme Auchan.

"Je suis en train de porter plainte une nouvelle fois pour réactiver les plaintes qui sont déjà déposées pour entraves à la liberté économique et entrave à la circulation pour que l'État ait des moyens pour intervenir", a expliqué mardi Ludovic de Caslou.

"On est facilement à 300 emplois en chômage technique". "La zone industrielle est bloquée depuis plus d'un mois", a-t-il rappelé. "Ce matin de 10h30 à 12h, il y avait un filtrage de poids-lourds sauf pour Auchan et Lafarge qui sont complètement bloqués". Auchan est passé en chômage technique mardi matin, a-t-il ajouté: "On est facilement à 300 emplois en chômage technique" sur la zone, sur un total de quelque 2.600 salariés.

"Certaines entreprises sont touchées à 100%". "On dialogue avec les 'gilets jaunes' sur le barrage matin, midi et soir mais quand ça passe pas, ça passe pas", souligne le responsable. "Ils nous disent que l'État n'a pas répondu à leur souhait de revaloriser le pouvoir d'achat". Selon Ludovic de Caslou, "les chiffres d'affaires sont touchés de manière diverses selon les activités, certaines entreprises sont touchées à 100%" : "Les grosses structures nationales ou internationales passeront le cap parce qu'elles ont les reins solides, mais les PME qui sont prises en étau ne le passeront pas".

"Le barrage a été débloqué plusieurs fois par les forces de l'ordre mais les gens se réinstallent immédiatement", a encore ajouté Ludovic de Caslou. "C'est débloqué pendant deux heures. On essaie de faire passer quelques camions et puis après c'est rebloqué et il n'y a plus de possibilité de sortir".