Pierre Gattaz a trouvé les propos de Laurent Wauquiez sur le Medef "injustes et irresponsables"

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INTERVIEW - Pierre Gattaz n'a pas apprécié les propos du président des Républicains, qui avait assuré que le Medef ne voulait qu'une seule chose : "encaisser de l'argent". 

INTERVIEW

Des propos "injustes" et "irresponsables". Mardi, au micro de Patrick Cohen sur Europe 1, le patron du Medef a déploré les propos tenus par Laurent Wauquiez lors d'une conférence tenue en février dans une école de commerce de Lyon. Le président des Républicains avait alors expliqué que le Medef voulait une seule chose, "encaisser de l'argent". Il s'était ainsi vanté d'avoir coupé les subventions octroyées aux partenaires sociaux de sa région. "Eux, ils n'en n'ont rien à foutre de savoir si l'on augmente les cotisations sur les entreprises, si l'on augmente le truc. La seule chose qu'ils veulent c'est encaisser l'argent", avait-il expliqué aux étudiants. "C'est le pire de tout", avait lancé Laurent Wauquiez pour qualifier le Medef et la CGPME.

"Il faut arrêter de tendre la main". "J'ai trouvé ça extrêmement injuste et irresponsable à vrai dire. Le Medef fait tout pour faire la promotion de la défense de l'entreprise et pour ne pas vivre de nos subventions", a réagi Pierre Gattaz. "D'ailleurs, j'ai un projet, qui est de dire, dans cinq ans ou dans dix ans, que le Medef ne devrait plus vivre de subventions. Aujourd'hui, c'est un tiers de notre budget. Ça devrait être vrai pour tous les partenaires sociaux et le Medef doit être exemplaire. Il faut arrêter de tendre la main, parce que nous, Medef, luttons contre les dépenses publiques. Donc on ne peut pas demander à ce qu'on baisse les dépenses publiques - donc les impôts - et de l'autre côté tendre la main. Il faut vivre des adhésions", a ajouté celui qui quittera la tête du syndicat patronal en juillet.

Des excuses en tête-à-tête. A écouter Laurent Wauquiez, le Medef "est en train de demander des subventions toute la journée, mais c'est totalement faux". Le patron des patrons n'a donc pas totalement digéré la sortie du président des Républicains, d'autant plus que ce dernier n'a pas officiellement présenté ses excuses. "En tête-à-tête, oui, mais il ne l'a pas fait sur les ondes". Invité à commenter l'attaque de son conseiller spécial, Jean-Claude Volot, qui avait qualifié Laurent Wauquiez de sinistre crétin, Pierre Gattaz a conclu par une pirouette et dans un grand rire : "Il fait ce qu'il veut, chacun est libre de son expression. C'est mon conseiller spécial, oui, mais sur le sujet de la communication".