Fusion Renault-Fiat : Bruno Le Maire exige qu'aucune usine ne soit fermée

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Bruno Le Maire souhaite qu'aucune usine ne soit fermée dans le cadre du projet de fusion entre Renault et Fiat.
Bruno Le Maire souhaite qu'aucune usine ne soit fermée dans le cadre du projet de fusion entre Renault et Fiat. © Martin BUREAU / AFP
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Le ministre des finances Bruno Le Maire a exigé mardi que le projet de fusion entre les constructeurs Renault et Fiat n'entraîne aucune fermeture d'usine en France.

Interrogé sur RTL sur le projet de fusion entre Renault et Fiat, le ministre de l'économie et des finances Bruno Le Maire a exigé qu'aucune usine en France ne soit fermée, et souhaite des garanties.

Le Maire veut des garanties "sur la préservation des emplois"

Alors qu'il a donné son feu vert pour l'ouverture des négociations entre Renault et Fiat, Bruno Le Maire a demandé à Jean-Dominique Senard, président de Renault depuis janvier, des garanties "sur la préservation des emplois et des sites industriels en France", a-t-indiqué sur RTL. Interrogé pour savoir s'il exigeait un engagement de "zéro usine fermée en France" de la part de Renault et de Fiat, le ministre a répondu "bien sûr".

Comme deuxième garantie, Bruno Le Maire a expliqué qu'il attendait que cette opération "se fasse dans le cadre de l'alliance entre Renault et Nissan", sans plus de précisions. Il a également demandé à Jean-Dominique Senard des garanties sur la future gouvernance du nouvel ensemble, afin que "les intérêts français y soient bien représentés".

Pas d'augmentation de capital de la part de l'État

Bruno Le Maire a confirmé que l'État, qui détient actuellement près de 15% du capital de Renault, n'aurait plus qu'une participation d'environ 7,5% après une fusion avec Fiat. Il n'a pas souhaité l'augmenter pour autant. "Qu'est-ce qui garantit les emplois, les sites industriels, le développement de Renault à l'avenir ? Ce n'est pas la présence de l'Etat au capital, c'est la capacité d'investir dans les nouvelles technologies", a-t-il assuré.

Selon Bruno Le Maire, cette possible fusion constitue d'ailleurs "une belle opportunité pour Renault et pour l'industrie automobile européenne". Ce projet de fusion a pour but de construire le troisième groupe mondial du secteur.

Europe 1
Par Idèr Nabili avec AFP