Face à une hausse impressionnante des prix du carburant, le président de la CPME Paris, Bernard Cohen-Hadad, demande la création d'une "sorte de fonds de garantie", pour pallier cette situation.
Il demande de l'aide. Face à des prix à la pompe qui n'en finissent plus de grimper à cause de la guerre au Moyen-Orient, le portefeuille des Français souffre. Et les TPE/PME n'échappent pas à la règle.
Alors pour soulager les professionnels, le président de la CPME Paris, Bernard Cohen-Hadad, plaide dans Eliot Deval et vous, pour la création d'une "sorte de fonds de garantie pour amortir ce type d'événement".
"Un certain nombre de spéculateurs"
"Il n'y a pas eu de délai de carence entre l'annonce de la difficulté de l'augmentation du baril et le prix à la pompe. D'habitude il y avait 5, 10, 15 jours, voire 3 semaines [de delta entre les deux] parce qu'il y avait des stocks en fonction de la difficulté annoncée", rappelle l'expert.
"Mais là, paradoxalement, on a eu une augmentation exponentielle tout de suite, dès l'annonce du conflit du fait d'un certain nombre de spéculateurs." Une position qui n'est pas sans rappeler celle de l'économiste Marc Touati qui jugeait il y a quelques jours au micro de Christine Kelly et vous que la hausse des prix du carburant cachait "une arnaque".
In fine, ceux qui payent le "prix fort", insiste Bernard Cohen-Hadad, "ce sont les indépendants, les travailleurs non salariés, les professions libérales, les commerçants, les artisans, tous ceux qui aujourd'hui ont besoin de se déplacer ou ont besoin de livrer dans leur cas de leur activité professionnelle ou d'intervenir. C'est extrêmement difficile."