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M.S. , modifié à
Xavier Beulin, le président de la FNSEA, se dit prêt à répondre aux accusations de pratiques anti-concurrentielles de la Commission européenne.
INTERVIEW

"C’est une demande d’information. On va y répondre et on verra, à la sortie, s’il y aura une enquête." Xavier Beulin, le président du syndicat agricole FNSEA, ne veut pas se montrer inquiet après les accusations de la Commission européenne d'entente.

Un accord pendant la crise de l'élevage. La Commission soupçonne les éleveurs bovins, porcins et laitiers français de s’être entendus sur les prix. Xavier Beulin a confirmé vendredi dans Europe Midi avoir reçu la demande de l’organe exécutif de l’Union européenne. Il a tenu à rappeler que les tables-rondes et les réunions au cours desquelles la FNSEA, JA, Coop de France et les professionnels de l’élevage sont accusés de s’être entendus ont été organisés "à l’initiative" du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll. Les participants à ces table rondes ont jusqu'à la mi-février pour envoyer à Bruxelles différentes pièces attestant du contenu de ces réunions.

Elles ont eu lieu l’été dernier, lors de la difficile crise agricole au cours de laquelle bon nombre d’agriculteurs et d’éleveurs ont manifesté pour être rémunérés plus justement. Les éleveurs avaient obtenu en juin une revalorisation du prix du bœuf de 5 centimes par semaine. "En France, on a une particularité quand même : on a des coûts de revient qui sont bien supérieurs à nos voisins", expose Xavier Beulin. "La seule solution qu’on aie trouvée jusqu’à maintenant, c’est d’essayer de se démarquer des prix européens en essayant d’avoir des prix français un peu plus rémunérateurs. On voit que c’est un échec." Avant d’ajouter : "j’espère que le ministre et le gouvernement vont nous défendre. A ma connaissance, il n’y a pas eu de pratiques anti-concurrentielles".