Alors que les taux d'intérêt s'envolent et que le risque d'une crise de la dette menace la France, l'indice phare de la bourse de Paris a perdu 10% depuis son record du mois d'août, et lâché environ 4% depuis janvier. Si le mouvement de correction se poursuit, le CAC pourrait afficher la pire performance des grands indices mondiaux pour la troisième année consécutive.
Malgré la pression de taux d'intérêts records, le SP 500, l'indice phare de Wall Street, affiche une progression impressionnante de près de 15% en 2026. Paris mis à part, les principales places européennes tiennent leur rang.
"Le CAC 40 souffre d'une décote"
L'Euro Stoxx 50, qui réunit les grandes capitalisations du continent, est en hausse de 8% depuis le mois de janvier. En repli de 4%, le CAC 40 fait donc figure d'exception. Mais son recul est logique selon John Plassard, analyste chez Cité gestion.
"Le CAC 40 ne souffre pas d'un manque de grandes entreprises mondiales, il souffre d'une décote France. On a une défiance envers le marché français parce qu'il y a un risque politique et budgétaire. S'il y a une crise budgétaire encore plus importante que maintenant, c'est toutes les valeurs françaises qui vont baisser".
Le désamour touche notamment les banques. La Société générale, le Crédit agricole et BNP Paribas, sont sanctionnés parce qu'elles détiennent des milliards d'euros de dettes tricolores. Autres secteurs en pleine déliquescence : le luxe, qui souffre de la baisse de la demande américaine et chinoise.