Roland Lescure, ministre de l'Économie, a annoncé ce lundi que le "prêt flash carburant" va être élargi au secteur du BTP. "Ils ont des factures qui augmentent", a assuré le locataire de Bercy. La mesure avait été créée début avril pour soutenir la trésorerie de certaines petites entreprises.
Le "prêt flash carburant", créé début avril pour soutenir la trésorerie de certaines petites entreprises, va être élargi au secteur du BTP, a annoncé lundi le ministre de l'Économie Roland Lescure.
"On avait réservé ce prêt aux agriculteurs, aux pêcheurs, aux transporteurs routiers, notamment les petits transporteurs routiers, et aux taxis individuels. On l'élargit dès les jours qui viennent au secteur du BTP, parce que là aussi, ils ont des factures qui augmentent", a indiqué le ministre dans l'émission C à vous sur France 5.
Des sommes de 5.000 à 50.000
En outre, a-t-il précisé, "on est en train de finaliser les aides de juin, qu'on va annoncer dans les jours qui viennent".
Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit annoncer dans la semaine de nouvelles mesures de soutien à l'activité économique, face à une flambée des prix des carburants qui se prolonge, alors que la guerre au Moyen-Orient ne trouve pas d'issue.
"On peut tenir ce cap" du soutien à l'activité, "mais désormais (...) il va falloir changer d'ampleur et d'échelle", avait affirmé la semaine dernière le Premier ministre devant l'Assemblée nationale. Il assurait vouloir "adapter l'ensemble des dispositifs au soutien à l'activité et à l'économie".
Dévoilé début avril, le "prêt flash carburant" permet de prêter des sommes de 5.000 à 50.000 euros au taux de 3,8%, sans exiger de garantie, à certaines très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME).
Des "reports de cotisations sociales et d'échéances fiscales"
Le ministère de l'Économie a précisé que 3,3 millions d'euros de prêts avaient été déboursés pour les dossiers déjà soumis par des entreprises des secteurs initialement concernés. Plusieurs centaines d'entreprises ont fait des demandes, actuellement examinées, pour un total d'environ 30 millions d'euros.
Le ministère des Transports a par ailleurs annoncé l'ouverture dès mardi après-midi du guichet pour les demandes d'une autre aide, une subvention ponctuelle aux "entreprises du transport public routier en difficulté".
Celle-ci prend la forme d'une "aide forfaitaire par véhicule, tenant compte des consommations moyennes et pouvant aller de 70 à 500 euros selon la catégorie de véhicule", a précisé le ministère dans un communiqué.
Les entreprises de "transport public routier de marchandises ou de voyageurs" ou de "transport sanitaire" peuvent prétendre à 60.000 euros maximum. Le gouvernement a rappelé que les entreprises les plus touchées par la hausse des prix des carburants pouvaient aussi "bénéficier de reports de cotisations sociales et d'échéances fiscales".