Les salariés de Carrefour se mobilisent. Quinze jours après l'annonce par le PDG Alexandre Bompard d'un vaste plan de réorganisation et la suppression de 2.400 postes , les syndicats ont entamé lundi matin une semaine de rassemblements partout en France .
"Près de 10.000 postes" menacés selon les syndicats. La CGT appelle les salariés à se réunir dans toute la France, pour dénoncer une "casse sociale". FO, de son côté, appellera à la grève jeudi, devant le siège de l'entreprise à Boulogne-Billancourt. "Il y a une semaine de mobilisation qu'on espère massive aux cotés des salariés, parce qu'Alexandre Bompard va venir supprimer, à terme sur quatre ans, près de 10.000 postes", explique auprès d'Europe 1 Franck Gaulin, délégué national de la CGT-Carrefour, qui conteste le chiffre avancé par la direction.
"On espère bien sensibiliser les gens à ce qui se prépare dans le groupe Carrefour. Il y aura des diffusions de tracts à la clientèle, pour expliquer que le chiffre intentionnellement repris par monsieur Bompard de 2.400 est un leurre et que l'on est bien au-delà de ces 2.400 postes annoncés", souligne-t-il, en marge d'un premier événement à l'hypermarché de Montreuil, en présence de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.
Inquiétudes sur le reste de l'activité. "Carrefour se désengage complètement de la question sociale en sous-louant ces fonds de commerce et les travailleurs qu'il y a dedans à des repreneurs plus ou moins sérieux", pointe encore le syndicaliste. "On a plein d'inquiétudes sur le reste de l'activité, on sent bien que monsieur Bompard est venu gérer une société foncière, immobilière et financière, et non plus des commerces", conclut-il.