Alors que le gouvernement cherche plusieurs milliards d'euros d'économies pour son budget 2027, le directeur de Contribuables Associés, Benoît Perrin, estime que les Français peuvent accepter de nouveaux efforts, y compris sur les retraites, à une condition : que l'État commence par réduire ses propres dépenses.
Le débat budgétaire s'annonce particulièrement tendu. Face à un déficit jugé préoccupant et à une croissance en berne, l'exécutif multiplie les pistes pour trouver des économies. Parmi elles figure la question sensible des retraites. Mais pour Benoît Perrin, directeur de l'association Contribuables Associés, cela passe d'abord par un impératif : "l'exemplarité" de l'État.
Les Français "sont conscients qu'il y a des efforts à faire"
Invité d'Europe 1 Matin, il estime que les Français "sont bien conscients qu'il y a des efforts à faire". Mais selon lui, ils ne pourront être acceptés que si le gouvernement montre qu'il s'attaque en priorité à certaines dépenses publiques.
Benoît Perrin cite notamment "les frais de fonctionnement de l'État", "la lutte contre la fraude" ou encore les questions liées à l'éligibilité de certaines prestations sociales. "Tant que cela n'est pas fait, je ne suis pas convaincu que le gouvernement arrive à convaincre les Français qu'il faut faire des économies", affirme-t-il.
Si la possible baisse de rémunération des ministres ne va pas rétablir à elle seule "les grands équilibres budgétaires", convient le directeur de Contribuables Associés, il s'agit tout de même d'un signal positif envoyé aux Français. "Avant de demander des efforts aux gens, il faut que l'État lui-même montre qu'il fait des efforts", insiste-t-il sur Europe 1. "Tout le monde est prêt à faire des efforts", y compris sur les retraites, mais "il faut que l'État montre l'exemple, personne n'est dispensé", conclut Benoît Perrin.