Blanquefort : l'attitude de Ford "hostile et inacceptable", selon Emmanuel Macron

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Ford a refusé l'offre de reprise de Punch Powerglide, et annoncé un plan social.
Ford a refusé l'offre de reprise de Punch Powerglide, et annoncé un plan social. © NICOLAS TUCAT / AFP
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Emmanuel Macron a fustigé vendredi la décision de Ford de refuser l'offre de reprise de Punch Powerglide, et de fermer l'usine de Blanquefort. 

Emmanuel Macron a jugé vendredi "hostile et inacceptable" la décision la veille du groupe américain Ford de fermer une usine à Blanquefort, en Gironde, en refusant une offre de reprise.

"Un repreneur sérieux a été identifié". "Je crois à une économie sociale de marché, mais je ne crois pas au cynisme et je considère que le geste fait hier par Ford est un geste hostile et inacceptable", a affirmé le président français en marge d'un sommet européen à Bruxelles. "Depuis plusieurs mois, un travail assidu a été fait avec le gouvernement pour trouver un repreneur" et "un repreneur sérieux a été identifié", a-t-il affirmé.

"Il y a eu un très gros travail avec les élus locaux" et "un grand sens de responsabilité des partenaires sociaux", a-t-il ajouté. "On ne peut pas répondre à ce travail par un refus de considérer la proposition qui est faite."

Une "trahison" pour Bruno Le Maire. Ford a annoncé jeudi qu'il écartait l'offre de reprise de l'usine de Blanquefort par Punch Powerglide, malgré l'appui du gouvernement français. Une "trahison" pour le ministre des Finances Bruno Le Maire, qui a demandé à l'américain de revoir sa décision qui concerne 850 salariés. Le ministre devait s'entretenir vendredi avec le responsable Europe du constructeur automobile.

Bruno Le Maire s'est personnellement impliqué dans ce dossier et avait appelé mardi soir le constructeur américain à accepter le projet de reprise de la société franco-belge Punch Powerglide, qui devait préserver 400 emplois. Les syndicats de Ford Blanquefort avaient eux aussi appuyé ce plan, en acceptant un gel de salaire pendant trois ans, la perte de trois jours de repos et une modulation du temps de travail. L'État et des autorités locales devaient apporter un "soutien financier de 15 millions d'euros" à ce projet industriel.

Mais le groupe américain estime qu'un plan social était préférable à un projet de reprise qu'il juge fragile depuis le départ.