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Après les carburants, la facture de gaz va à son tour augmenter

[Pexels]

La guerre au Moyen-Orient n'a pas déstabilisé que les cours du pétrole. Le gaz connait lui aussi une flambée de ses prix. Dès le 1er mai prochain, la facture des Français grimpera et cela pourrait encore s'aggraver l'an prochain. 

Après la flambée du prix des carburants, il va falloir surveiller celui du prix du gaz. Malgré des prix en baisse ce mercredi matin après l'annonce d'un cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis, les factures des Français chauffés avec ce combustible risquent d'augmenter dès le 1er mai prochain. 

Car dans les faits, depuis le début du conflit, les cours du gaz liquéfié ont bondit de 35%, notamment suite au bombardement d'un des plus grands sites de production de GNL au monde. 

Une facture de gaz qui a fait X2 en l'espace de six ans

Alors, pour plus de 6 millions de foyers français, l'augmentation sera automatique dès le 1er mai. "Concrètement, cela se traduit par une hausse de 25% du tarif du gaz pour les particuliers. Donc c'est une hausse conséquente", confie Sylvain Le Fahler, cofondateur d'HelloWatt au micro d'Europe 1. "La facture de gaz des particuliers en France a fait X2 sur les 6 dernières années. Parce que les prix étaient bas mais on a aussi parce que le gaz venait par pipeline de Russie et d'autres pays alors qu'aujourd'hui, il vient plutôt par bateau et c'est un gaz qui vaut plus cher", poursuit-il. 

Mais Sylvain Le Fahler rappelle qu'il n'est pas pas trop tard pour changer et aller sur un contrat à prix fixe avant le 1er mai. D'autant que la flambée des prix du gaz sera durable explique Thierry Bros, expert en énergie et professeur à Sciences Po.

Vers plus de compétition à la rentrée pour remplir les stocks ?

"20% de la production de gaz naturel liquéfié dans le monde passait par le détroit d'Ormuz avant la guerre. Et c'est d'autant plus vrai que le plus gros producteur qui est le Qatar a informé ses clients qu'il pense ne pas être en capacité d'honorer ses contrats. L'usine est fermée car une partie a été détruite, et cela sera le cas jusqu'à juin", souligne-t-il. 

Et si cela dure au-delà, ce sera encore plus problématique puisque l'été c'est le moment où habituellement l'on reconstitue les stocks pour l'hiver prochain. Le risque serait de payer le gaz encore plus cher que d'habitude, face à une concurrence accrue, notamment coréenne et japonaise.