Affaire Ghosn : pas de fraude fiscale identifiée en France, assure Bruno Le Maire

, modifié à
  • A
  • A
"Il faut une gouvernance intérimaire", a affirmé le ministre de l'Economie. © ÉRIC PIERMONT / AFP
Partagez sur :

L'administration française n'a identifié aucune fraude fiscale en France de la part de Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, a assuré mardi le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.

Le ministre de l'Économie Bruno le Maire a demandé mardi une gouvernance intérimaire pour le constructeur Renault après que son PDG Carlos Ghosn a été arrêté à Tokyo lundi pour des soupçons de malversations.

Carlos Ghosn n'est "plus en état de diriger le groupe". "Il faut une gouvernance intérimaire", a affirmé le ministre sur FranceInfo, précisant qu'il se réunira dans la journée avec les administrateurs de l'État au sein du groupe ainsi que l'administrateur de référence Philippe Lagayette". "Non, (Carlos Ghosn) est de fait plus en état de diriger le groupe", a-t-il assuré. L'État détient 15% de Renault. "Nous n'allons pas demander le départ formel de Carlos Ghosn au conseil d'administration pour une raison simple: nous n'avons pas de preuve" accusant Carlos Ghosn, a souligné le ministre. 

Rien de particulier à signaler sur la situation fiscale de Ghosn en France. Par ailleurs, l'administration française n'a identifié aucune fraude fiscale en France de la part de Carlos Ghosn, a assuré mardi le ministre de l'Économie. "Dès que j'ai appris la nouvelle" de sa garde à vue, "nous avons avec Gérald Darmanin demandé à nos services de vérifier la situation fiscale de Carlos Ghosn en France". Or "il n'y a rien de particulier à signaler sur la situation fiscale de Carlos Ghosn en France", a assuré Bruno le Maire sur France Info.

"Je dois disposer de preuves". Il a toutefois prévenu que si ces faits étaient avérés, "cela serait d'une gravité considérable". "Dissimuler, frauder le fisc, c'est d'une gravité d'autant plus considérable qu'on a une position élevée et un salaire très élevé", a reconnu Bruno Le Maire.  "Je n'ai pas à avoir de doute, je n'ai pas à avoir de suspicions. Je dois disposer de preuves avant de prendre une décision", a affirmé le ministre, pour qui la responsabilité de l'État est d'assurer "la stabilité de Renault, l'avenir de Renault, et la consolidation de l'Alliance" avec Nissan.

Le ministre a également assuré qu'il appellerait "dès ce matin" les autorités japonaises pour leur "rappeler l'attachement de la France à l'attachement de l'alliance entre Renault et Nissan". Le conseil d'administration de Nissan doit se prononcer jeudi sur le limogeage de son président Carlos Ghosn, et Mitsubishi Motors (MMC) a annoncé une décision similaire.

 

Le conseil d'administration de Renault se réunit ce mardi

Le conseil d'administration de Renault, dont le PDG Carlos Ghosn a été arrêté au Japon, va se réunir mardi "dans la journée", a annoncé mardi matin un porte-parole du constructeur automobile français.