Carrefour doit payer des rappels de salaires

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La société Sogara/Carrefour à Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, a été condamnée jeudi par la cour d'appel de Pau à payer des rappels de salaires pouvant aller jusqu'à 2.500 euros, à 110 employés qui percevaient un salaire inférieur au Smic. L'arrêt de la Cour d'appel de Pau confirme une décision du conseil des Prud'hommes de Bayonne du 13 avril 2010. La direction du groupe Carrefour a annoncé dans un communiqué son pourvoi en cassation.

"Ces retards de salaires portent sur cinq ans et oscillent pour 110 salariés de Carrefour à Anglet entre 52 et 2.500 euros" a estimé auprès de l'AFP, Me Jean-Baptiste Etcheverry, avocat des salariés. Le litige concernait l'intégration au salaire d'une rémunération mensuelle de temps de pause, égale ou supérieure à 5% du salaire mensuel selon les termes d'une convention collective signée par les partenaires sociaux.

"Les salaires perçus par les employés étaient inférieurs au Smic alors que la direction de Carrefour soutenait qu'en ajoutant à la rémunération des salariés la somme égale au temps de pause, le salaire était au moins égal au Smic", a indiqué Me Etcheverry.  "Nous maintenons que l'entreprise a toujours garanti à ses collaborateurs une rémunération supérieure au Smic et nous rappelons que plusieurs décisions favorables ont été rendues dans des affaires similaires en France" a réagi la direction de Carrefour dans son communiqué.
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