ArcelorMittal accusé de discrimination syndicale

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Quelque 78 salariés de la CGT d'ArcelorMittal de cinq établissements du groupe ont récemment assigné en référé leur direction devant le tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour "discrimination syndicale", a-t-on appris lundi auprès de leur avocate. "Ces salariés d'ArcelorMittal et de Aperam, détenue majoritairement par la famille Mittal, ont tous ressenti les effets de leur militance et de leur prise de mandat et cela s'est traduit par une rémunération moins élevée que celle de collègues entrés la même année dans l'entreprise ou encore par une évolution professionnelle moins bonne", a expliqué à l'AFP Me Emmanuelle Boussard-Verrecchia, avocate des salariés.

Selon elle, "ils n'ont pas les mêmes chances professionnelles, ont des conséquences négatives, alors qu'ils en font plus en s'occupant des autres salariés, c'est intolérable", a martelé l'avocate. Une audience en référé se tiendra le 17 décembre devant le tribunal de grande instance de Bobigny. "La direction refuse de nous communiquer les éléments de comparaison nous permettant d'établir l'ampleur de ces discriminations syndicales, nous allons donc devant un juge. Nous demandons un traitement sérieux de cette discrimination pour l'éradiquer", a demandé Me Boussard-Verrecchia.