Tricherie, castor et pétun : sept choses que vous ignoriez sur Napoléon

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Saviez-vous que le chapeau de Napoléon était recouvert de feutre de castor ? (photo d'illustration)
Saviez-vous que le chapeau de Napoléon était recouvert de feutre de castor ? (photo d'illustration) © JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
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A l'occasion des 200 ans de la mort de Napoléon Bonaparte, Clémentine Portier-Kaltenbach vous révèle dans Historiquement vôtre sept anecdotes méconnues sur le premier Empereur des Français, de ses habitudes alimentaires à sa consommation de tabac, en passant par son rapport aux femmes. 

Vous connaissez les noms de ses grandes campagnes militaires et l'histoire de ses exils, d'abord à l'île d'Elbe puis à Sainte-Hélène, mais savez-vous qui était vraiment Napoléon Bonaparte ? A l'occasion du bicentenaire de la mort du premier Empereur des Français, mort le 5 mai 1821, Clémentine Portier-Kaltenbach a recensé pour vous sept anecdotes et petites manies relevant de l'intime du militaire dans sa chronique quotidienne diffusée chaque jour entre 16h et 18h dans Historiquement vôtre présenté par Stéphane Bern et Matthieu Noël. 

Il adorait pétuner

Napoléon ne fumait pas mais il aimait pétuner… C'est-à-dire respirer du pétun - du vieux tabac. Rien qu'en 1808, l'Empereur a consommé 42 kilos de tabac - puis seulement 18 kilos en 1812, ayant visiblement fait des efforts de réduction de son usage. 

Il était maniaque de l'hygiène dentaire…

L'Empereur se curait les dents avec un cure-dents en bois, puis se les brossait avec une brosse à dents trempée dans l'opiat - une pâte à base d'opium, puis dans du corail fin. Il se rinçait la bouche avec de l'eau de vie mélangée à de l'eau douce, puis se raclait la bouche avec un racloir d'argent ou de vermeil. 

... et ne vivait pas sans eau de Cologne

Napoléon s'aspergeait d'une formule concoctée par le parfumeur italien Jean-Marie Farina, qu'il transportait dans un flacon plat et en longueur, glissé dans sa botte. Selon une facture retrouvée par les archives nationales, il s'en est aspergé pas moins de 72 bouteilles au cours du seul mois d'octobre 1808 ! 

Même lors de son exil à Sainte-Hélène, à la fin de sa vie, l'ex-empereur a déployé des trésors d'ingéniosité pour réunir du citron, de la bergamote et du néroli et se faire fabriquer un ersatz de son eau de Cologne favorite. 

Il trichait presque toujours aux cartes

L'Empereur n'était pas bon joueur ! Il trichait presque toujours aux cartes et ne s'en cachait qu'a moitié. Un jour où l'un de ses adversaires s'en était agacé dans le bateau qui les emmenait vers la campagne d'Egypte, le chef militaire aurait répondu : "Je ne triche pas, simplement je ne laisse jamais rien au hasard." 

Il était d'une jalousie maladive

C'est l'explication avancée pour expliquer que l'on ait retrouvé moins d'une dizaine de lettres écrites par Joséphine, sa première femme, à Napoléon : l'Empereur aurait brûlé les autres dans une terrible crise de jalousie. 

Bien plus tard, lors de son exil à Sainte-Hélène, en 1815, Napoléon devint très proche de Betsy Balcombe, une jeune fille résidant sur l'île, avec laquelle certains lui prêtèrent une idylle… En tenant pour preuve sa jalousie lorsqu'il la vit badiner avec des officiers anglais. 

Il portait toujours le même pantalon

Peu concerné par ses habits, Napoléon mettait touts les jours les mêmes pantalons de Casimir blanc…. Mais il en changeait tous les matins et son personnel se chargeait de les blanchir. Quelques heures seulement après sa sortie de sa chambre, il arrivait souvent que sa culotte soit tâchée d'encre, en raison de son habitude d'y essuyer sa plume.   

Son chapeau était recouvert… de feutre de castor ! 

C'est ce que l'on appelle le fameux "Chapeau Castor français", fabriqué en feutre noir, à partir de fourrure de castor, par un certain Poupard, fournisseur attitré des chapeaux de l’Empereur. Contrairement aux autres soldats, Napoléon Ier portait ce couvre-chef "en bataille", c’est-à-dire les ailes dans l’alignement des épaules. Il en avait de différentes tailles, car il faisait ouater les modèles d’hiver !

Europe 1
Par Clémentine Portier-Kaltenbach, édité par Margaux Lannuzel