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«Les Choristes vieillit bien comme le vin» : Gérard Jugnot se confie sur sa vision partagée du cinéma avec Christophe Barratier

[Europe 1]

Des "Choristes" aux "Enfants de la Résistance", Gérard Jugnot et Christophe Barratier célèbrent un cinéma qui "vieillit comme le vin". Dans l'émission "Culture Médias", ils racontent leur complicité, leurs souvenirs et l’aventure inoubliable qui les a liés à jamais.

Ils font partie de ces duos que le temps ne sépare pas. Gérard Jugnot et Christophe Barratier, liés à jamais par l’aventure des Choristes, se retrouvent aujourd’hui pour la sortie de Les Enfants de la Résistance, en salles ce mercredi. Invités dans Culture Médias, les deux hommes ont livré un échange complice, empreint de souvenirs, de respect mutuel et d’une même conception du cinéma.

Vingt ans après, Les Choristes continuent de rayonner à travers le monde. "Les Choristes est un film qui vieillit bien, comme le vin", a exprimé avec émotion Gérard Jugnot. Un film qui a marqué sa vie et scellé à jamais son lien avec Christophe Barratier. "Ce qui nous rassemble à chaque fois, c’est l’amitié, le respect, et surtout cette aventure absolument formidable que nous avons vécue ensemble", confie-t-il.

Une vision commune qui mène "Jusqu'aux Oscars"

Dans Les Enfants de la Résistance, son rôle est plus discret, mais sa présence allait de soi : "Il fallait que j’y sois". Christophe Barratier, lui, n’oublie rien du soutien précieux de Gérard Jugnot à ses débuts. "Gérard a vraiment cru au film, il m’a énormément soutenu", rappelle le réalisateur. Le succès fut planétaire : "On a parcouru près de 50 pays, jusqu’aux Oscars… On a vécu quelque chose d’inoubliable, qu’on n’oubliera jamais".

Au-delà du succès, c’est une vision commune du cinéma qui les rapproche. Gérard Jugnot évoque leur amour partagé pour le cinéma d’hier : "On a une affection particulière pour les films en noir et blanc". Christophe Barratier s’en amuse : "Ça donne parfois des conversations incompréhensibles pour les autres, parce qu’on cite des acteurs que plus personne ne connaît".

"Il y a des films qui ont très mal vieilli, mais d’autres qui gardent une vraie force", a-t-il rappelé. C’est précisément ce qu’il recherche dans le cinéma de Christophe Barratier, et dans le sien : "Faire des films de garde, des films qui vieillissent bien, comme le vin. Les Choristes, c’est exactement ça", a-t-il conclu. 

Preuve de cette intemporalité, le film continue de toucher les nouvelles générations. "Il y a aujourd’hui une deuxième génération qui s’est approprié Les Choristes", a raconté Gérard Jugnot, avant de livrer une anecdote frappante : "À Hong Kong, à l’Alliance française, on apprend le français aux Chinois avec Les Choristes".