La chanteuse et actrice Doris Day, inoubliable interprète de "Que sera, sera", est morte à 97 ans

, modifié à
  • A
  • A
Doris Day restera célèbre pour ses rôles à Hollywood dans les années 1960.
Doris Day restera célèbre pour ses rôles à Hollywood dans les années 1960. © HO / AFP
Partagez sur :
Doris Day, star d'Hollywood dans les années 1960, restera dans les mémoires pour son tube planétaire "Que sera, sera", dans le film d'Alfred Hitchcock "L'homme qui en savait trop". 

La chanteuse et actrice américaine Doris Day, notamment connue pour ses rôles dans le cinéma hollywoodien des années 1960, est décédée à l'âge de 97 ans. Selon sa fondation, consacrée à la défense des animaux, Doris Day, qui souffrait d'une pneumonie, est morte lundi à son domicile en Californie.

Inoubliable interprète de "Que sera, sera" 

Doris Day restera dans les mémoires pour "Que sera, sera", un tube planétaire qui lui a permis de réunir les deux grands axes de sa carrière : la chanson et le cinéma, auxquels elle doit deux étoiles sur le "Boulevard de la gloire" à Hollywood. La blonde Américaine a 32 ans, en 1956, quand Alfred Hitchcock lui donne le rôle émouvant d'une mère dont l'enfant est enlevé par des espions venant du froid dans "L'Homme qui en savait trop".

Aux côtés de James Stewart et de Daniel Gélin, Doris Day joue un rôle taillé sur mesure : celui d'une chanteuse célèbre qui interprète "Que sera, sera" à tue-tête pour signaler à son fils que l'heure de la libération est proche. Le morceau, signé Jay Livingston et Ray Evans, décroche l'Oscar de la meilleure chanson originale. 

Des Oscars, Doris Day n'en décrochera pourtant aucun, malgré une quarantaine de films et l'adoration du public. Son côté voisine sympa, joyeuse et sans histoires ne séduira pas la critique cinématographique et elle devra se contenter d'un "Grammy" pour sa carrière de chanteuse, avec 650 titres à son actif. Pour la critique de cinéma Molly Haskell, Doris Day est "l'actrice la plus sous-estimée, la moins bien reconnue qui soit jamais passée par Hollywood".

Une fervente défenseure des animaux

Tout au long de sa carrière, Doris Day s'efforce de défendre son image d'Américaine propre sur elle, refusant en 1967 le rôle de Mme Robinson dans "Le Lauréat", qu'elle juge osé. "J'aime être gaie. J'aime m'amuser sur un tournage. J'aime porter de beaux vêtements et être belle. J'aime sourire et que les gens rient. C'est tout ce que je veux", résume-t-elle lors d'une interview.

Depuis qu'elle ne tournait plus, Doris Day était devenue une amie des animaux, qu'elle accueillait dans son hôtel de Carmel, en Californie. En 2004, le président George W. Bush lui a remis la "médaille de la Liberté", la plus haute récompense civile américaine, pour avoir "ravi les cœurs des Américains tout en enrichissant notre culture".