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«Katte, la tragédie de l'amant du prince de Prusse» : une pièce qui «renoue avec la forme classique», explique son auteur Jean-Marie Besset

«Katte, la tragédie de l'amant du prince de Prusse», une pièce qui renoue avec la forme classique [Didier Allard / Ina / Ina via AFP]

La dernière pièce de Jean-Marie Besset, qui se joue au Théâtre de l'Epée de Bois jusqu’au 8 mars, raconte l'histoire tragique du prince Frédéric II, dont l'amant est décapité par son père tyrannique et violent, Frédéric-Guillaume de Prusse. "Katte, la tragédie de l'amant du prince de Prusse", écrite en alexandrin, rend aussi hommage à la langue française.

C'est une histoire méconnue, celle du roi Frederic II de Prusse. Elle se situe en l'an 1730, lorsque le roi soldat Frédéric-Guillaume surprend un amour naissant entre son fils Frédéric, le prince héritier, et Hans Hermann von Katte, officier de la garde royale prussienne. N'appréciant guère ces amitiés particulières, il fera décapiter l'amant de son fils devant lui.

Une tragédie en cinq actes et en alexandrins, présentée au Théâtre de l'Epée de Bois jusqu’au 8 mars. "Je renoue avec la forme classique, c'est un projet de restauration", explique au micro d'Europe 1 l'auteur dramatique Jean Marie Besset.

Un retour aux fondamentaux

Jean Marie Besset, auteur de la pièce, explique sa démarche au micro d'Europe 1 : "Jamais la culture française n'a été aussi assiégée de toute part qu'aujourd’hui et elle est assiégée par une partie de l'élite qui veut parler en écriture inclusive. Elle est attaquée par la "non orthographe" des textos", dénonce-t-il.

"Moi, je reviens plutôt aux fondamentaux. La pièce a quand même une vertu patriotique, parce que, quand Edmond Rostand écrit Cyrano de Bergerac, ça console les Français du désastre de Sedan, d'avoir perdu l'Alsace-Lorraine. Donc, c'est un retour, à travers le personnage de Cyrano, de ce que la France a produit de grand", souligne-t-il, évoquant ici son souhait que cette pièce "nous console des 10 ans d'Emmanuel Macron".