"Deux moi" : pourquoi Cédric Klapisch aime toujours Paris pour ses films

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Difficile de tourner un film dans Paris ? Cédric Klapisch raconte au micro d’Europe 1 comment il a réussi à tourner son dernier film, "Deux moi", en salle ce mercredi. Interrogé sur l’état de la ville, le réalisateur a défendu Anne Hidalgo.
INTERVIEW

Alors que son film "Deux moi", avec Ana Girardot et François Civil, sortira en salles ce mercredi, Cédric Klapisch était l’invité de l’émission "En balade avec..." de Frédéric Taddei, ce dimanche sur Europe 1. Les deux hommes se sont aventurés dans l'Est parisien, allant de point de tournage en point de tournage. Arrivé gare Rosa Parks, le réalisateur a expliqué la difficulté de tourner certaines scènes dans la capitale.

"C’est le jeu d’une ville où on ne peut pas faire ce qu’on veut. On ne peut pas juste tout bloquer comme les Américains quand ils font des gros films avec Tom Cruise. On n’a pas cet argent-là donc on a utilisé la ville telle qu’elle était", explique Cédric Klapisch au micro d'Europe 1. "Le but dans 'Deux moi' était de montrer la population autour des deux personnages. Les gens sortent de la gare RER toutes les six minutes donc on se calait sur le passage de chaque train".

"Il ne faut pas tout mettre sur le dos d’Anne Hidalgo"

Interrogé par Frédéric Taddei sur la position de Jean-Pierre Jeunet, qui considérait que la ville de Paris était de plus en plus hideuse, Cédric Klapisch, considère au contraire "qu’il y a plein de choses très belles dans les choses contemporaines", prenant justement l’exemple de la gare Rosa Parks dans le 19e arrondissement. "L’architecture moderne n’est pas forcément la gare Montparnasse, il y a plein de choses plus belles", affirme Cédric Klapisch, qui a défendu le projet de la "tour Triangle".

Plus tard dans l’émission, le réalisateur a été invité à s’exprimer sur les élections municipales de la capitale. S’il ne va pas prendre parti comme en 2014 pour Anne Hidalgo, il défend tout de même l’actuelle maire de Paris. "Beaucoup de gens gueulent sur elle, mais ce n’est pas elle qui décide de faire des travaux. C’est vrai que je subis comme tout le monde les embouteillages et les travaux, mais je ne mets pas ça sur le dos d’Anne Hidalgo", a indiqué au micro d’Europe 1 Cédric Klapisch.

Europe 1
Par Ariel Guez