Un incendie criminel s'est déclaré dans un immeuble à Valence, dans la Drôme, dans la nuit de dimanche 28 juin à lundi 29 juin, obligeant des habitants à sauter depuis leur balcon pour échapper aux flammes. Le bilan fait état de 14 blessés.
Plusieurs logements d'un immeuble résidentiel du quartier sensible du Plan, à Valence (Drôme), ont été touchés par un incendie, dans la nuit de dimanche à lundi, faisant 14 blessés. L'incendie serait d'origine criminelle, alors que plusieurs départs de feu, dont un au rez-de-chaussée de l'immeuble, ont été constatés avec des traces d'essence.


Ce mardi 30 juin midi, tout le premier étage est encore noirci et une odeur de brûlée flotte dans le bâtiment. Un habitant a sauté depuis son balcon du premier étage avec sa famille : "On a sauté tous les 6. On a tous eu des jambes cassées. Moi, j'ai mal au dos, ma femme a mal à la poitrine. Les flammes étaient en face de moi, c'est venu vers ma porte et vraiment c'est très dur", témoigne-t-il au micro d'Europe 1.
Un possible règlement de compte
Désemparé, il s'interroge sur les raisons de cet acte criminel. "Pourquoi ils ont fait ça ? On vit en paix. Aujourd'hui, on vit dans la peur, dans l'angoisse... Je veux partir. Je vais demander un appartement ailleurs", explique-t-il.
Beaucoup partagent ce sentiment et très peu ont accepté de témoigner par craintes d'éventuelles représailles. Cet incendie aurait visé un trafiquant de drogue qui habite l'immeuble. La préfète de la Drôme, Marie-Aimée Gaspari, confirme, elle, cette piste d'un règlement de compte ou d'un acte d'intimidation.
"Dans la lecture que nous faisons, il y a une lutte de territoire, il y a des clans qui s'affrontent parce qu'il y a eu des sorties de détention. Chaque camp se répond", explique-t-elle. "Le trafic de stupéfiants génère une violence qui est consubstantielle à son mode de fonctionnement. Chacun peut compter sur mon entière détermination pour combattre le trafic de stupéfiants", assure-t-elle.
Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur ce qui s'est passé. En attendant, 22 CRS ont été déployés sur place lundi soir. Ils seront présents plusieurs jours, "le temps qu'il faudra", affirme la représentante de l'État.