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Guillaume Dominguez / Crédit photo : AFP
Félix Bingui, grand caïd du narcotrafic marseillais, a été interpellé vendredi à Casablanca au Maroc. Le chef du clan Yoda, l'un des deux gangs qui ensanglante la cité phocéenne, doit maintenant être extradé vers la France où il sera placé en garde à vue puis en détention provisoire dans l'attente de son procès.

Félix Bingui va maintenant devoir faire face à la juste. Cette figure du narcotrafic marseillais, chef du clan Yoda, l'un des deux gangs qui sème le chaos dans la cité phocéenne, a été interpellé vendredi à Casablanca au Maroc. Place désormais à son extradition, mais la procédure pourrait prendre encore quelques semaines. 

Félix Bingui a été présenté samedi à un juge marocain puis placé en détention. Une première étape qui permet à la justice française de demander officiellement son extradition vers la France. Et une fois que le Maroc aura donné son accord, l'étape la plus délicate, à savoir son transfert, pourra alors commencer. Un rapatriement sous haute surveillance. 

Un placement à l'isolement très probable

"Pour le déplacement, il y aura une équipe de type Raid ou BRI qui va aller le chercher. Un accompagnement destiné à maîtriser d'éventuelles rébellions et surtout faire en sorte que suivant le moyen de transport qui va être utilisé - sûrement pas un vol régulier - il y ait un maximum de discrétion pour qu'il puisse être présenté à la justice", explique Christian Prouteau, fondateur et ancien patron du GIGN

 

Une fois en France, son parcours s'annonce plus classique : placement en garde à vue, présentation devant un juge d'instruction, qui va très probablement demander son placement en détention provisoire avant la tenue de son procès. Une détention, elle aussi, sous étroite surveillance. "Au regard de son profil, à mon sens, il va être mis à l'isolement pendant de très longs mois, de manière à ce qu'il ne puisse pas communiquer avec l'extérieur. Il sera étroitement surveillé, il ne sera pas mélangé avec les autres détenus. En détention provisoire, ça, c'est sûr, mais même lorsqu'il sera condamné", assure Bruno Bartocetti, secrétaire national du syndicat SGP-Police.

Poursuivi pour association de malfaiteurs, trafic de stupéfiants et blanchiment d'argent, Félix Bingui encourt, au minimum, 30 ans de réclusion criminelle.