Uruguay-France : les enfants invités par Macron à l'Elysée, entre stress et excitation

, modifié à
  • A
  • A
© LUDOVIC MARIN / AFP
Partagez sur :
À l'invitation du chef de l'Etat, une centaine de jeunes d'Île-de-France assisteront vendredi au match de quart de finale au Palais de l'Elysée. Et parmi eux des joueurs du club où Paul Pogba a débuté, intimidés par l'événement.

Plus que quelques heures avant le coup d'envoi France-Uruguay. Pour l'occasion, une projection du match de quart de finale est prévue au Palais de l'Elysée. Quelques 300 heureux élus ont été conviés par la présidence à venir voir la rencontre, dont une centaine de jeunes joueurs de banlieue parisienne.

Sous les ors de la République. Suresnes, Bondy, Vincennes... autant de petits clubs où certains joueurs de l'équipe de France ont fait leur premier pas. Au club de Roissy-en-Brie en Seine-et-Marne, où a débuté le milieu de terrain Paul Pogba, huit jeunes joueurs iront assister au match dans le palais présidentiel. Parmi eux, Loane et Siem, qui ont encore du mal à réaliser. Pour ces deux copines, l'Elysée, ce sera une première. Les dorures, le parquet vernis et la pression des quarts de finale ont de quoi les intimider. "Comment je vais réagir si je croise le président ? Je ne sais pas encore, je suis stressée", explique Loane. "Pour moi, l'Elysée c'est hyper silencieux, donc si on marche, faudra pas que ça grince", ajoute Siem.

Chips et coca. Au milieu de ce cadre solennel, en compagnie du chef de l'Etat, les deux ados veulent surtout éviter les faux pas. "Macron, il va peut-être juste applaudir et du coup si on crie, ça va faire bizarre. Je ne pense pas qu'ils aient prévu le coca et les chips. Ils ont juste prévu de l'eau", relève Siem. "Non, je ne mettrais pas de couleurs sur mon visage avec les drapeaux. Je resterai en survêt sur ma chaise, à regarder le match et voilà", assure de son côté Loane.

Paul Pogba, leur héros. Mais leur coach, Dialo Belel ne doute pas qu'au moment d'encourager la fierté du club, Paul Pogba, le protocole laissera vite place à l'euphorie. "Connaissant les différents caractères, ils vont sauter au plafond si l'équipe de France est amenée à marquer. Ils oublieront même qu'ils sont à l'Elysée". Les plus déçus, ce sont les parents. Certains espèrent secrètement un désistement de dernière minute pour récupérer une place dans le bus.

Europe 1
Par Romane Hocquet, édité par Romain David