L'Oréal s'associe avec une start-up pour produire des cheveux in vitro

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L'Oréal s'associe avec une start-up pour produire des cheveux in vitro
Produire des cheveux in vitro permettrait à L'Oréal de tester sur ces derniers des molécules innovantes, par exemple pour de futurs shampoings.@ Rebecca Sapp / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Le géant de la cosmétique a annoncé mercredi avoir conclu un partenariat avec une start-up de Gironde. Objectif : parvenir à produire des cheveux in vitro.

Le géant français des cosmétiques L'Oréal a annoncé mercredi une collaboration de recherche exclusive avec une start-up de Gironde, Poietis, dans l'espoir de parvenir un jour à produire des cheveux in vitro, à l'aide d'un procédé novateur de fabrication additive.

Impression 3D. La technologie mise au point par Poietis, l'impression 3D de tissus biologiques assistée par laser, "pourrait aboutir à l'obtention d'un follicule fonctionnel capable de produire du cheveu, c'est en tout cas l'ambition de L'Oréal et Poietis", selon un communiqué des deux sociétés. Les termes financiers de leur partenariat n'ont pas été divulgués.

Le follicule pileux, qui fabrique le cheveu, est un organe particulièrement complexe, de part sa structure, composée de 15 types cellulaires différents, et de son fonctionnement cyclique, explique L'Oréal. Produire des cheveux in vitro permettrait à L'Oréal de tester sur ces derniers des molécules innovantes, par exemple pour de futurs shampoings, et d'augmenter ses connaissances dans les processus de la pousse, du vieillissement et de la chute des cheveux.

L'Oréal habitué aux technologies de culture cellulaire. L'Oréal maîtrise déjà des technologies de culture cellulaire pour produire des échantillons de peau reconstruite, afin de tester des nouveaux produits dermo-cosmétiques. Cependant Poietis est pionnier de la bio-impression 3D par laser, permettant de fabriquer, couche par couche, des tissus biologiques avec une résolution et une précision microscopiques. Fondée en 2014 à Pessac, près de Bordeaux, par un ancien chercheur de l'Institut national de santé et de recherche médicale (Inserm), Poietis a déjà conclu en 2015 un accord de recherche-développement dans le domaine des peaux reconstruites avec le géant allemand de la chimie BASF, fournisseur d'ingrédients pour l'industrie cosmétique.