Thiriez prône la "fermeté" face aux "affaires" en équipe de France

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Thiriez prône la "fermeté" face aux "affaires" en équipe de France
@ AFP
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Le président de la Ligue de football professionnel appelle la FFF à se montrer ferme face aux scandales répétées qui secouent les Bleus, à la veille de la décision de la FFF sur le sort de Karim Benzema en Bleu. 

Frédéric Thiriez passe à l'offensive. Le président de la Ligue de football professionnel a prôné la "fermeté" face aux "affaires" secouant l'équipe de France, mercredi soir sur le site du Figaro, alors que la Fédération française doit s'exprimer jeudi sur Karim Benzema, mis en examen dans l'affaire de la sex-tape. "Porter le maillot bleu n'est pas quelque chose d'ordinaire. L'exemplarité, si l'on veut reconquérir les cœurs, doit l'emporter même sur la performance", écrit le patron de la LFP. "La seule réponse convenable est la fermeté, même si elle peut paraître sévère, voire injuste".

"Le football français assiste muet à la destruction de son image." "L'équipe de France, depuis dix ans, est régulièrement secouée par des affaires qui nourrissent un désamour croissant de nos compatriotes pour ceux qui défendent nos couleurs. Stop !", conjure Frédéric Thiriez. Dans cette tribune, le responsable s'intéresse à "la France du foot, exaspérée par les scandales (...) les sex-tapes et autres histoires de prostituées...". "Le sport le plus populaire, qui devrait éduquer, rassembler, donner l'exemple, étale au contraire, sous la loupe des médias, les vices les plus navrants : l'avidité, le pouvoir, l'argent", souligne Frédéric Thiriez qui élargit le spectre de son analyse à la crise qui touche la Fifa.

"Et tout cela à quelques mois seulement de ce qui devrait être une joyeuse fête nationale, le championnat d'Europe 2016. De la base au sommet de la pyramide, des 2 millions de licenciés aux 1.000 joueurs professionnels, sans oublier les 500.000 bénévoles et les 40 PME que sont les clubs pros, le football français assiste muet à la destruction de son image", déplore-t-il encore.