Qui a dit qu'il n'y avait pas d'ambiance au Stade de France ?

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Qui a dit qu'il n'y avait pas d'ambiance au Stade de France ?
Les supporters des Bleus ont donné de la voix, vendredi soir, au Stade de France.@ Franck FIFE/AFP
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PRÉJUGÉ - Les Bleus ont dominé la Bulgarie, vendredi (4-1), dans une ambiance des grands soirs.

Tous ceux qui ont jeté un oeil sur le choc Italie-Espagne de jeudi soir ont été surpris. Malgré la qualité de l'affiche, l'ambiance au Juventus Stadium était d'un morose ! Il y eut certes un beau tifo d'avant-match, mais ensuite pas un chant, pas de chaleur, l'apparence d'un match amical estival… Les spectateurs du Stade de France ont vécu tout le contraire, vendredi soir. Dans une enceinte qui a pourtant souvent été moquée pour sa fraîcheur, et pas seulement en cas de vent froid, l'ambiance a été magnifique de bout en bout lors de France-Bulgarie (4-1). Alors, certes, le déroulement du match ne fut pas le même (l'Espagne avait archi-dominé la première période en Italie, alors que les Bleus ont enquillé les buts vendredi soir), mais alors quelle différence !

Tifo et Marseillaise. Contrairement à ce qui avait été annoncé ici ou là, ils n'étaient pas 50.000, ni même 60.000 mais bien plus de 70.000 à être venus supporter les Bleus au Stade de France face à la modeste Bulgarie, seulement 74e nation mondiale. L'avant-match a donné le ton de la soirée. Ce sont d'abord les Irrésistibles français qui, depuis leur kop, ont réalisé un bien joli tifo, avec des serpentins aux couleurs du drapeau français : bleu, blanc et rouge. Visiblement galvanisés par cette très belle entrée des joueurs, les spectateurs ont ensuite entonné une vibrante Marseillaise. Était-ce là une façon de conjurer définitivement les vieux démons de 1993, quand la Bulgarie était venue priver les Bleus de la Coupe du monde aux États-Unis. Peut-être.

Le Stade de France reprend La Marseillaise :

"Qui ne saute pas n'est pas français !" Plus étonnant, l'ambiance n'est pas retombée lorsque le match a démarré. Et le premier but inscrit par les Bulgares sur penalty n'a même pas douché l'enthousiasme. Quelques minutes seulement après cette ouverture du score, on a ainsi assisté à un beau "Qui ne saute pas n'est pas français !" que l'on a davantage l'habitude de voir animer les tribunes du Parc OL. L'enchaînement des buts ensuite (trois en un quart d'heure) a évidemment permis à la mayonnaise de prendre définitivement, les goleadors Kevin Gameiro, Dimitri Payet et Antoine Griezmann étant salués comme il se doit.

Malgré un spectacle un peu moins passionnant en seconde période, les supporters n'ont pas relâché leurs encouragements. Et l'on a même pu entendre quelques "Aux armes !" lancés en écho par les deux kops puis le stade entamer quelques Marseillaise, entre deux olas plus traditionnelles. Les deux héros de la soirée, Kevin Gameiro et Antoine Griezmann, ont eu droit à une "standing ovation", tandis que leurs remplaçants, André-Pierre Gignac et Nabil Fekir, ont été chaleureusement applaudis. Cette très belle soirée d'octobre a été vierge de tout souffre-douleur. Et à la fin du match, ce sont l'ensemble des joueurs et du staff qui sont allés saluer les supporters. Ceux qui pensaient que la passion autour des Bleus était retombée après l'Euro peuvent être rassurés.